Journée internationale du sommeil : le Belge dort mal et trop peu

De nombreuses études se sont penchées sur la qualité de notre sommeil et toutes disent la même chose. Les Belges dorment mal et pas assez. Ils sont tellement nombreux à s’en plaindre que ça va devenir un problème de santé publique.

D’abord et c’est très injuste : nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil. Si certains se réveillent en pleine forme après une nuit de six heures, d’autres ont besoin de huit bonnes heures. Quels que soient nos besoins, le manque de sommeil a des conséquences sur la santé. Quand on ne dort pas assez, on accumule une " dette " de sommeil. Dette qu’il faut impérativement rattraper au risque de devenir plus irritable, de se concentrer moins bien, on aura aussi tendance à manger plus gras et plus sucré pour se donner un petit coup de boost, on tombera plus facilement malade et à terme, ça peut entraîner des problèmes d’obésité, de diabète, d’hypertension, de dépression et d’anxiété.

Principaux coupables de la dégradation de notre sommeil : les écrans 

On passe en moyenne cinq heures par jour devant nos smartphones, tablettes, télé. Leur lumière bleue épuise notre cerveau et perturbe la qualité de notre sommeil. Eviter de passer une heure sur son téléphone avant d’aller dormir permettra déjà de passer une meilleure nuit. Autres conseils : se coucher tous les soirs à la même heure et mettre son réveil tous les matins à la même heure, essayer d’établir, comme pour les enfants un petit rituel : on se brosse les dents, on lit un livre, on fait un câlin et au dodo ! Et puis, ne pas manger trop lourd le soir et enfin : lever le pied sur l’alcool car si l’alcool aide à s’endormir, c’est aussi un excitant qui va morceler le sommeil.

De plus en plus de Belges se tournent vers les somnifères

Un Belge sur huit en prend. Et chez les seniors, on est même à une personne sur trois! Chaque jour, on consomme 1 million 260 000 pilules. Un sacré business pour les firmes pharmaceutiques puisque généralement on ne s’arrête pas à une boite. Le plus souvent, il s’agit de benzo-diazépine, mais cette substance hypnotique engendre rapidement une accoutumance et une dépendance. On estime qu’on peut déjà être accrocs aux somnifères au bout de deux semaines. Et s’ils peuvent être très utiles dans certaines situations, ils deviennent contre-productifs quand ils sont pris quotidiennement et sur du long terme.

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