Journée des droits des femmes : les publicités sont-elles moins sexistes qu'avant ?

Le 8 mars, c'était la journée des droits des femmes. C'était l'occasion de revenir sur l’image de la femme véhiculée par la publicité. En 2016, le corps de femmes est encore souvent utilisé par les publicitaires pour vendre un soda, de la lessive ou un nouveau modèle de voiture. Mais comment faire la part des choses entre du sexisme et de la simple provocation ?

Dans les années 50-60, l’image de la femme véhiculée par la publicité était celle de la mère et de femme d’intérieure. Son bonheur se résumait en 2 mots : cuisine et ménage. Mais elle devait aussi être obéissante et répondre aux moindres désirs de l'homme. Dans les années 70, on s’est mis à déshabiller les femmes pour vendre une voiture par exemple.

Aujourd'hui, les choses sont différentes : les femmes ont prouvé qu’elles étaient l’égal de l’homme. Mais le sexisme persiste encore et toujours. Il s'agit d'une attitude discriminatoire adoptée en raison du sexe. Quand on critique le sexisme, on dénonce l'idée selon laquelle il existe des caractéristiques spécifiques selon les sexes qui donnent accès à des rôles ou à des droits différents dans la société. Certaines publicités comme Toy Boy, Fiat 500 ou encore Gucci, utilisent le sexisme pour vendre. D'autres se moquent gentiment des clichés comme Sixt ou Numéricable.

Cela ne permet pas aux marques de vendre davantage. Une récente étude américaine a démontré que les publicités sexistes ou provocantes n’avaient pas forcément le résultat escompté. Il semblerait que les personnes retiennent la blague ou se souviennent de l’image mais ne l’associe pas forcément au produit qu’elles représentent. Faire du Buzz ne fait donc pas forcément plus vendre.

Il y a quelques jours, une vidéo a été postée par le réseau français "Toutes femmes, toutes communicantes" sur Youtube. Il s'agit d'une campagne qui dénonce les publicités sexistes. Si, en effet, la publicité l'est, elle peut être interdite. Cela se fait souvent sur base de plaintes de consommateurs auprès du jury d’éthique publicitaire.

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