HoaxBuster et HOAX-NET, deux sites internet pour lutter contre les fake news

C'est sûr, on n'est pas des pigeons! Pourtant, sur Facebook, par exemple, il y a de quoi être un gros pigeon... Tout d'abord car c'est quelque chose de très chronophage... Actuellement, six millions de Belges sont actifs sur les réseaux sociaux, plus de deux tiers via leur téléphone. Les jeunes de moins de 24 ans, eux, ils y passent deux heures par jour, et les personnes de plus de 45 ans y passent vingt minutes à une demi-heure! Le hic, c'est qu’en plus d'y perdre beaucoup de temps, on risque de se faire embobiner avec des fausses infos, les "fake news".

Et pour échapper à ces fake news, Olivier Bogaert nous donne quelques explications. Il a notamment évoqué une étude qui a été réalisée aux Etats-Unis : "Pour illustrer le gros problème des fausses infos, on peut parler d’une étude menée aux Etats-Unis, qui avait pour objectif d’essayer de comprendre ce phénomène de dispersion des informations. Les auteurs de cette étude ont donc proposé à un panel d’internautes les informations de deux sites : Associated Press, la grande agence de presse américaine et Daily News Review, un site totalement inventé par eux et qui n’existait pas avant.

La surprise de l’étude, c’est que 49% des participants ont partagé une information du faux site parce qu’elle leur avait d’abord été proposée par un 'ami' à qui ils faisaient confiance. Ils considéraient dès lors cet article comme juste et fiable. Et, au contraire, quand un 'ami' sur lequel ils avaient des doutes leur proposait un article de l’Associated Press, qui était sensé avoir été vérifié, là ils étaient 32% à ne pas croire au contenu de cet article ".

HoaxBuster et HOAX-NET : deux sites internet pour vérifier l'information

Pour ne pas se faire avoir par ces fausses informations, Olivier Bogaert évoque deux sites qui peuvent nous informer et faire des vérifications : "Il existe le site HoaxBuster, qui depuis quinze ans fait la chasse à ces rumeurs et essaie de recroiser les informations. Il dispose aussi de sa page Facebook, comme son équivalent belge qui se nomme HOAX-NET et qui, lui aussi, vous permet de vérifier avant de publier ou de partager, l'information va être recoupée".

Chez nos voisins français, il existe un petit onglet sur Facebook que nous n'avons pas, qu'ils peuvent utiliser lorsqu'ils veulent faire un signalement. Chez nous, on peut signaler que c'est ennuyeux, inintéressant, que ça n'a rien à faire sur Facebook et que c'est indésirable. Mais les Français, eux, peuvent signaler qu'un contenu est suspect, grâce au petit bouton : "Il s'agit d'une fausse information". Une équipe de médias partenaires vérifie ensuite si le contenu est suspect. Ce contenu en question n’apparaît alors plus ou est alors moins visible dans les fils d'actualité. Il n'est pas supprimé mais il est indiqué comme "contesté".

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