Fréquentation des parcs cet été : une saison difficile pour les grosses structures

"Les touristes, cet été, ont privilégié les balades en nature et la découverte des grands espaces." C’est ce qui ressort d’un sondage de l’Observatoire du Tourisme wallon. Dans les attractions, par contre, le nombre de visiteurs a diminué de 21% par rapport à l’été 2019.

Ce sont surtout les grosses infrastructures qui subissent une perte de visiteurs, les touristes ont semble-t-il préféré éviter les foules. Pourtant, à Walibi par exemple, l’un des plus grands parcs d’attractions du pays, pas de foule ni de cohue à l’horizon. C’est en toute sérénité que cet été, les visiteurs ont profité des lieux. 

Il n’y a pas grand monde, pas d’attente, ça va vite, il est 15 heures et on a déjà fait le tour du parc !

apprécie un touriste venu du nord de la France. Si le Coronavirus les a fait hésiter, avec son groupe d’amis, ils sont désormais rassurés. "Nous ne serions pas venus il y a un mois ou deux, mais nous avons vu qu’ils avaient mis en place les mesures de sécurité adéquates, on voit que tout est bien pris en charge" confie une visiteuse.

Crainte du virus, météo, ou port du masque obligatoire sont autant d’éléments qui peuvent expliquer ce rendez-vous manqué avec le public belge, pourtant très attendu.

Dans le parc, le port du masque est plutôt bien accepté. Les quelques récalcitrants sont vite rappelés à l’ordre par les agents de sécurité, engagés pour faire respecter les mesures sanitaires. Un coût supplémentaire pour le parc cette année. "Si les saisonniers sont au même nombre que les autres années, en revanche, nous avons investi pour garantir le port du masque, nous avons engagé du personnel, des gardes de sécurité, ce qui engendre des coûts supplémentaires" nous explique Marie-France Adnet, la porte-parole de Walibi.

La capacité du parc, limitée dans un premier temps à 3000 personnes, est aujourd’hui de 7000 personnes, soit 30% de la capacité maximale, mais ce chiffre n’est pas atteint quotidiennement, même si le nombre de visiteurs de proximité est en augmentation.

Au mois de juillet nous avons accueilli deux tiers des visiteurs des années précédentes, et en août, entre la moitié et deux tiers. Si on se base sur juillet et août, Nous sommes à la limite de notre seuil de rentabilité.

Toujours selon l’Observatoire du Tourisme wallon, les plus petites structures s’en sortent mieux. Au Monde Sauvage d’Aywaille, le public belge a répondu présent, mais malgré une fréquentation satisfaisante cet été, 2020 restera une année noire.

Les parcs animaliers ont pu ouvrir avant d'autres parcs, mais dans des conditions difficiles. "Mise en place d’un circuit à sens uniquement, création des espaces take-away pour les repas qui n’existaient pas, représentations pédagogiques évidemment exclues…" se souvient Ronald Renson, le responsable des opérations du parc. "Toutes les visites scolaires ont été annulées, nous n’avons reçu aucune visite, aucune excursion, alors que dès la mi-mai et durant tout le mois de juin, c’est la plus grosse partie de notre clientèle. Là, zéro. Nous fermons nos portes habituellement le 15 novembre. Quand le lockdown a été annoncé, nous étions déjà fermés depuis quatre mois."

Les portes sont donc restées fermées plus de six mois. Alors devant un avenir qui reste incertain, le Monde Sauvage a déjà décidé de bouleverser ses habitudes en prolongeant l’ouverture cet hiver.

Retrouver "On n'est pas des pigeons" du lundi au vendredi, à 18h30, sur la Une ou sur RTBF Auvio.

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