Famille presque zéro déchet : un sac poubelle par trimestre

Il y a un an, la famille Bourguignon se lance dans un défi un peu fou : tendre vers le zéro déchet. A l’époque, cette famille bruxelloise générait une poubelle de déchets non recyclables par semaine. Aujourd’hui, les parents d’Una et Naïs sortent une poubelle de 5 litres par trimestre. "Ce qui correspond à plus ou moins 20 kg de déchets par an pour 4 personnes", se félicite Sylvie Droulans, la maman presque zéro déchet qui raconte ses aventures sur un blog

L’effet "Béa Johnson"

C’est après avoir assisté à une conférence de Béa Johnson que Sylvie décide de chambouler ses habitudes de vie. Béa Johnson est la papesse du zéro déchet. Cette Française qui vit aux États-Unis parcourt le monde avec un petit bocal qui contient tous les déchets produits en un an par sa famille. Son livre consacré au sujet a déjà été traduit en 13 langues. "Ça a été une révélation pour moi", admet Sylvie. "Au travers de son récit de vie, de ses astuces, le tout sur le ton de l’humour, elle a su me convaincre que c’était possible. Et que nous, notre famille, n’étions pas encore suffisamment loin dans notre démarche de préservation de la nature."

Fini les courses en supermarché !

Pour réduire ses déchets de manière aussi drastique, la famille Bourguignon a arrêté de faire ses courses dans les supermarchés. C’est dans les magasins de vrac et les commerces de proximité que Sylvie se fournit désormais. "Ça demande un peu d’organisation", confesse-t-elle. Il faut prévoir tous les contenants avant de partir : des sacs en toile pour le pain et les pâtes, des filets pour les légumes, des bouteilles en verre pour l’huile et le vinaigre, des bocaux pour les fromages, des boites en plastique pour les charcuteries,… Une organisation bien huilée qui permet à cette famille de ne quasi pas acheter de produits emballés. De retour à la maison, une fois que les courses sont rangées, la poubelle n’a pas pris un gramme.

Ce mode de vie anti-gaspi se reflète aussi dans le cartable des enfants. Fini les biscuits préemballés pour le goûter. Désormais, les filles mangent des biscuits maison préparés avec amour par leur maman. "C’était pour nous une évidence, il fallait stopper l’utilisation de ces biscuits et friandises pleins de substances non définissables mais surtout pleins d’emballages", précise Sylvie.

Les enfants défendent ce mode de vie

Et les filles, elles en pensent quoi ? "Mes copines sont souvent jalouses des cookies que maman prépare car ils sont super bons", explique fièrement Naïs, 10 ans. Les deux sœurs défendent ce mode de vie sans emballages et n’ont pas l’impression de vivre comme des ovnis. Dans leur chambre, les meubles ont été achetés en seconde main. C’est le cas aussi de leurs vêtements, de leurs livres et de la plupart de leurs jouets. "On s’amuse avec nos jouets, c’est ça le plus important, ce n’est pas qu’ils soient juste à nous", précise Una, 7 ans.

Grosse ombre au tableau: le chat

Pour certains produits, cette famille presque zéro déchet n’a pas encore trouvé de solution. C’est le cas du lait, de la crème fraîche et du beurre qui sont achetés dans des emballages recyclables. Autre embûche : le papier toilette. "Nous ne désirons pas encore passer aux lingettes tissus", confesse Sylvie. Mais si toute la famille fait des efforts pour tendre vers le zéro déchet, ce n’est pas le cas du chat. Du haut de ses 17 ans et avec un estomac très capricieux, le félin ne tolère que de la pâtée emballée dans des sachets individuels et non recyclables !

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