Emeutes à Liège : les commerçants face à leurs dommages

Tous se retranchent derrière leurs panneaux de bois. Un seul commerçant touché par les émeutes accepte de revenir sur les évènements. Nous l’avons rencontré.

Les assurances

Après les jets de pavés, Malik Zahoor, commerçant liégeois de la Place Saint-Lambert, n’a pu que constater les dégâts : "Ils ont cassé ma vitrine ici. Ils ont cassé ma porte aussi. Regardez ! J’ai isolé maintenant avec un carton comme ça et ils ont cassé aussi une autre vitrine. J’ai rangé un peu maintenant." A combien s’élèvent ces dégâts ? Ce commerçant n’en sait toujours rien et cela ne semble pas trop l’inquiéter. "Je pense que c’est la Galerie qui va se charger de tout cela. C’est la Galerie qui va payer, je pense." Jean-Luc, Vasseur, le président des commerçants que nous rencontrons est lui en contact étroit avec la ville. Il se veut lui aussi rassurant : "Il est beaucoup trop tôt pour pouvoir chiffrer l’ampleur des dégâts mais il faut savoir qu’il y a une assurance qui couvre l’ensemble des dégâts et la ville va prendre ça évidemment en charge, donc les commerçants vont pouvoir remplacer leur vitrine sans aucun souci ou quel que soit le dégât qui a été occasionné."

Sentiment d’insécurité

Les dégâts matériels ne sont pas les seuls dommages. Des manques à gagner sont toujours craints par les commerçants. Malik Zahoor nous l’explique : "Nous avons aussi perdu des clients. Alors samedi, normalement, on travaille bien. Samedi, on a perdu tous nos clients. On n’a pas bien travaillé. Et aujourd’hui, comme vous pouvez voir, il n’y a personne au magasin." Jean-Luc Vasseur, craint en effet une montée d’un sentiment d’insécurité. "Le centre-ville se meurt à cause de la crise covid, à cause des travaux qui ont lieu. Et donc ici c’est une couche supplémentaire, l’insécurité. Alors que la ville est sécure." Les badauds étaient présents en nombre ce lundi sur la place Saint-Lambert. Une ambiance printanière y régnait, en contraste total avec les évènements de samedi.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK