E-Cigarettes: magasins fermés et vapoteurs sans recharges

E-Cigarettes: magasins fermés et vapoteurs sans recharges
3 images
E-Cigarettes: magasins fermés et vapoteurs sans recharges - © Nijat Nasibli - Getty Images/iStockphoto

Les vendeurs de cigarettes électroniques ayant dû fermer boutique, les vapoteurs ne peuvent plus se fournir en recharges. Certains se remettent à fumer de vraies cigarettes toujours disponibles en librairies ou en supermarchés.

La vente par internet est interdite !

Sur le site du SPF Santé Publique, la réglementation est on ne peut plus claire: « La vente à distance de cigarettes électroniques et d’e-liquide aux consommateurs est interdite. »

Comme tous les points de vente d’e-cigarettes sont fermés, les vapoteurs se retrouvent « à sec ». L’Union Belge pour la Vape (UBV-BDB) voudrait obtenir aujourd’hui une dérogation pour ces commerces ou, à tout le moins, une adaptation des règles. Patrick est cofondateur de l’UBV: « Il faudrait envisager un assouplissement des règles, pouvoir ouvrir les magasins quelques heures par jour, ou accueillir les clients sur rendez-vous, un client à la fois... »

Pas de fumée blanche pour le moment

Nos clients risquent de se retourner vers les cigarettes traditionnelles.

« La vente à distance restant interdite, toute l’activité est à l’arrêtprécise un vendeur, et nos clients risquent de se retourner en masse vers le tabac et les cigarettes traditionnelles ». Les cigarettes restent effectivement disponibles en supermarchés.

Dans les night-shop ou dans les librairies où on peut aussi trouver du e-liquide. Mais selon Patrick, cofondateur de L’Union Belge pour la Vape: « Ce qu’on trouve dans les librairies sont des produits basiques en petits flacons qui n’ont pas la même qualité que dans les magasins spécialisés ».

Le règne de la débrouille

Certains vapoteurs parviennent tout de même à se procurer des recharges. Roger (prénom d’emprunt) témoigne: « Je contacte mon vendeur par téléphone, il prépare ma commande et nous fixons un rendez-vous... J’arrive, la porte s’ouvre, il pose le paquet à distance pour éviter tout contact rapproché et je repars, exactement comme quand on fait ses courses. Le paiement se fait à distance via mon smartphone ».

Du côté de l’UBV (Union Belge pour la Vape), on confirme des pratiques du genre: « C’est pathétique, il y a des gens qui s’arrangent pour donner des rendez-vous sur un parking où ils s’échangent la marchandise ». 

Patrick, le cofondateur de l’UBV, surenchérit : « Je connais des vapoteurs qui venaient de commencer la cigarette électronique et qui, faute de recharges, retournent à la cigarette traditionnelle. Je ne comprends pas la position des autorités belges en la matière alors que dans d’autres pays en confinement, comme la France par exemple, les magasins d’e-cigarettes restent accessibles ».

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK