Dure réalité pour les sandwicheries et magasins de quartier !

Les deux sandwicheries dans lesquelles nous nous sommes rendus sont des survivantes. Il n’y a pas d’autre mot. D’autres sont en effet aujourd’hui fermées et pour certaines, elles le resteront définitivement.

Pour celles qui sont toujours ouvertes, ces derniers mois ont été exceptionnellement difficiles.​​​​​​

Benjamin Segers, patron des sandwicheries Be Sandwiches confirme" C’était vraiment désertique devant. On travaillait avec 25 % de notre chiffre d’affaires, généralement."

Gwenaëlle Dufrasne, patronne de la Sandwicherie Sainte-Barbe précise: " Moins 60%, certainement. "

La fermeture des écoles et les cours à domicile sont responsables des pertes financières catastrophiques

Un établissement voisin fermé, ce sont des centaines de jeunes clients en moins.​​​​​​

Gwenaëlle Dufrasne, patronne de la Sandwicherie Sainte-Barbe: " Quand eux ne sont pas là, on a moins de monde le temps de midi et quand ils sont là en fonction du temps comme on fait tout dehors, qu’ils ne peuvent plus rentrer, qu’ils ne peuvent plus venir s’assoir pour manger, s’il ne fait pas bon, ils ne viennent pas.

On a développé des livraisons.

Benjamin Segers, patron des sandwicheries Be Sandwiches: " Ca représentait effectivement une part importante de mon chiffre d’affaires pour commencer et maintenant effectivement le Covid fait qu’on a dû aller chercher une autre clientèle qu’on a trouvée. On avait quelques sociétés qui restaient ouvertes avec évidemment un nombre minimum d’employés,mais on a continué à travailler avec eux, on a été les chercher."

On a pris le pli de répondre tout le temps, on prenait parce que voilà, on avait besoin du moindre sandwich, c’est nécessaire, quoi !

Gwenaëlle Dufrasne, patronne de la Sandwicherie Sainte-Barbe 55’02 : " On a mis en place les sms, les commandes par téléphone… on avait déjà ça avant pendant un certain laps de temps, et à une certaine heure, on ne répondait plus au téléphone parce qu'on avait trop de travail, et ici on a pris le pli de répondre tout le temps, même à n’importe quelle heure, on prenait parce que voilà, on avait besoin du moindre sandwich, c’est nécessaire, quoi ! "

Depuis peu, ces indépendants ont repris espoir

Le 10 mai, c’est le retour à la normale dans les écoles. Tous les élèves seront alors en présentiel.

On est au taquet, comme on dit. Branle-bas de combat.

Benjamin Segers, patron des sandwicheries Be Sandwiches : " On ne sait pas vraiment comment ça va se re-développer. " On n’est jamais sûr aussi de ce que demain sera fait, du coup, on est vigilant , mais on n’investit pas ou on ne décide pas d’engager du personnel.

On se dit que pendant un mois, on va… , on espère vraiment bien travailler tous les jours.

Gwenaëlle Dufrasne, patronne de la Sandwicherie Sainte-Barbe: " Et plus une moitié de semaine plic ploc et après ça va à nouveau être les examens et puis les vacances quoi… "

Le retour de la clientèle d’élèves sera de courte durée

Ces sandwicheries vivront à nouveau au ralenti pendant les vacances d’été. Après les difficultés traversées, ils s’en seraient bien passé pour une fois de cette trêve estivale.

Ce n’est pas qu’une question de remplir ma caisse, c’est une ambiance, c’est gai.

Et Gwenaëlle de conclure: " Moi, je voudrais rouvrir ma salle, je voudrais que les gens puissent venir s’assoir, et revivre tout cela. On aimerait qu'avant la fin de l’année scolaire, que les étudiants puissent venir de nouveau. Ce n’est pas qu’une question de remplir ma caisse, c’est une ambiance, c’est gai. "

Pour un véritable retour à la normale, ces sandwicheries devront attendre, dans le meilleur des cas, la rentrée de septembre.


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