Drogué au chocolat, faut-il consulter docteur?

Etes-vous chocolatomane?

Prenez-vous un petit carré tous les matins? Dévorez-vous un bâton tous les soirs? Vous ruez-vous sur les pralines? Car oui, on peut être addict au chocolat et le nombre de chocolatiers témoigne bien de l'amour des consommateurs pour cet aliment bien réconfortant. D'ailleurs ne dit-on pas que c'est un antidépresseur voire même qu'on peut être drogué au chocolat?

Mais s'agit-il d'une idée reçue, sans fondement, ou au contraire d'une information vérifiée scientifiquement?

Pour le savoir, faisons un petit détour par notre cerveau pour comprendre les mécanismes addictifs. Tous fonctionnent selon le même mode opératoire : la substance incriminée va activer " le circuit de la récompense" dans une petite zone du cerveau nommée " acumbens"; elle va libérer de la dopamine, un neurotransmetteur et cette libération va provoquer une sensation de plaisir qui va entraîner le désir de la renouveler... 

S'agissant du chocolat, deux éléments seraient à l'oeuvre dans cette manœuvre : le cacao d'abord et sa tyramine. La tyramine est un précurseur de la sérotonine, un neurotransmetteur déficient dans la dépression; d'après le docteur Benoît Gillain, psychiatre à la Clinique Saint Pierre à Ottignies, on pourrait donc considérer le chocolat comme un antidépresseur naturel.

L'autre élément, c'est le sucre; sa consommation va entraîner la fabrication d'insuline qui va elle-même entraîner une hypoglycémie; pour la compenser, le mangeur va rechercher un aliment sucré et la boucle est enclenchée...

Alors oui, on peut être addict au chocolat et surtout au plaisir qu'il procure. N'empêche, il n'existe évidemment pas de consultation contre cette pseudo addiction en psychiatrie et le seul risque si vous êtes accroc, c'est celui de faire souffrir votre foie!  

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