Des progrès en matière de mobilité, mais le Belge reste toujours autant attaché à sa voiture

Dans On n'est pas des pigeons, lorsqu'on parle de sécurité routière, on appelle souvent l'IBSR. Mais maintenant, c'est fini! En effet, ce matin, l'Institut Belge pour la Sécurité Routière a changé de nom. C'est une des nouveautés qui ont été annoncées lors de la conférence de presse qui a eu lieu ce mercredi.

Et le nouveau nom de l'IBSR c'est Vias, en référence au terme latin "via" qui veut dire la "voie" mais aussi "méthode, moyen de". L'IBSR a changé de nom car l'ancien IBSR va élargir ses domaines d'activités. Par exemple, Vias se pose des questions comme "pourquoi préfère-t-on prendre sa voiture?" ou "puis-je utiliser des caméras de surveillance tout en respectant la vie privée d'autrui?". Ça sera donc la mobilité et la sécurité de façon beaucoup plus large.

56% des trajets domicile-lieu de travail en train

A quelques jours de la semaine de la mobilité, une étude sur les habitudes des Belges en matière de mobilité et de sécurité routière a été dévoilée. Il en ressort que la voiture perd du terrain pour les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Les chiffres sont là pour le prouver : en 2010, 71% de ces déplacements se faisaient en voiture tandis qu'en 2016, on est passé à 56%! Les modes de transport qui en ont notamment profité sont le train, qui est passé de 6 à 10%, le vélo, qui a augmenté aussi de 7 à 16%! Les personnes qui ne passent pas au vélo disent que c'est à cause de la météo, de l'insécurité mais aussi d'une infrastructure qui n'est pas encore très bien sécurisée. 

Quant au co-voiturage, cela n'a pas encore un succès fou, mais cela progresse. En effet, en 2010, seulement 2% des automobilistes faisaient du co-voiturage pour aller travailler. En 2016, 5% font du co-voiturage, c'est-à-dire un conducteur sur 20. 

Le Belge toujours autant attaché à sa voiture 

Lorsqu'il s'agit de courts trajets, entre 1 et 2 kilomètres, le Belge marche (39% contre 27% en 2010). Ceci dit, 32% prennent encore tout de même la voiture pour des trajets aussi courts.

Les Belges sont prêts à changer leurs habitudes, mais pour cela il leur faudrait une infrastructure plus sécurisée pour les vélos, plus de confort dans les transports en commun et plus de sécurité dans les parkings autour des gares. Tout cela faciliterait l'évolution de la mobilité. Cependant, le Belge reste toujours autant attaché à sa voiture personnelle ...

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