Des pellets de chauffage comme litière pour chat, un vrai bon plan?

On avoue. L'idée ne vient pas de nous. C'est Sophie L., une téléspectatrice d'On n'est pas des pigeons, qui nous a soufflé l'idée: "En ouvrant un sac de litière biodégradable pour chat, j'ai découvert qu'il s'agissait de pellets, les mêmes que je mets dans mon poêle. La différence? Le prix". De nombreuses réactions suivent sur notre page Facebook: "moins cher, léger, cela sent bon le bois". Sophie est loin d'être la seule à avoir fait cette découverte. Pour eux, pellet de chauffage et pellet de litière, c'est la même chose. C'est le point de départ de notre enquête. Est-ce vraiment un bon plan?

Nous avons d'abord vérifié la composition. Parfois, nous avons trouvé les mêmes ingrédients: du bois 100% résineux et sans additif chimique. Nous avons montré les deux produits à des consommateurs. Ils sont incapables de faire la différence. C'est bluffant.

3 à 4 fois moins cher

En animalerie, les pellets de litière sont vendus entre 80 centimes et un euro du kilo. Par contre, dans la grande distribution, vous trouverez des pellets de chauffage entre 20 et 30 centimes du kilo. 3 à 4 fois moins cher. D’où cette réflexion pleine de bon sens d’une consommatrice: "on prend le moins cher alors".

Aurélie Adrien utilise ce système pour ses deux chats d'intérieur, Hercule et Norah. Elle n'y voit que des avantages: "ça absorbe aussi bien. C'est une solution idéale. Les pellets se transforment en sciure avec l'urine des chats". En ce qui concerne l'entretien, elle vide le bac unique de ses chats deux fois par semaine. Les déchets peuvent aller au compost dans le jardin pour ceux qui en ont la possibilité.

Le risque du refus

Cette pratique est-elle pour autant sans danger pour l'animal? Marc Vandenheede, spécialiste en Ethologie et en bien-être animal à l'Université de Liège y voit peut-être un bémol: "là où le bas blesse, c'est le chat qui va choisir si la litière lui convient. Il vit dans un monde sensoriel qui est différent du nôtre. Il voit des choses que nous ne voyons pas. Il perçoit au niveau de son odorat, des choses que nous ne percevons pas. Et donc, il pourrait très bien refuser d'aller dans la litière qui ne lui convient pas".

C'est le chat, le patron

La majorité des consultations en médecine vétérinaire liée au comportement animal concernent des refus de litière. Autant le savoir. Pour essayer, il vaut mieux y aller en douceur. Soit en mettant une deuxième litière avec des pellets de chauffage et voir comment l'animal réagit. Soit en incorporant progressivement les pellets à la litière existante. Si ça fonctionne, vous ferez des économies importantes et ce sera alors un vrai bon plan. Dans tous les cas, c'est le chat, le patron. C'est lui qui décide.

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