Début de la saison touristique : les parcs d'attractions pourvoyeurs d'emploi

Ce samedi premier avril, la plupart des parcs de loisirs belges ouvrent leurs portes pour le début de la saison estivale. Nous serons des millions à arpenter les allées de Pairi Daiza, les chemins des grottes de Han ou les manèges de Walibi. C'est d'ailleurs dans ce dernier parc que nous nous sommes rendus ces dernières semaines pour y suivre le processus de recrutement des travailleurs saisonniers.

8 000 candidats, 600 places !

En période hivernale, le parc wallon, propriété du groupe français Compagnie des Alpes, fonctionne avec une grosse centaine d'employés. Mais en période estivale, six cents personnes viennent compléter les effectifs. Parmi eux, près de la moitié sont des étudiants qui travailleront quelques semaines, mais l'autre moitié est composée de travailleurs saisonniers. Pour la plupart, c'est l'assurance de sept mois de boulot. D'ailleurs, ils sont nombreux à revenir année après année. Le barème salarial dépend des conventions collectives, différentes selon que l'on travaille dans la restauration ou pas, mais on table sur onze euros de l'heure.

Le parc recherche du personnel pour les attractions, bien sûr, mais aussi pour les boutiques, l'accueil, l'entretien ou la restauration. Pour cette dernière fonction, nombre de postulants disposent déjà d'une expérience dans le milieu. Las des horaires coupés et des journées interminables, ils optent pour un travail plus régulier que peut leur proposer le parc, même si les journées sont fatigantes.

Mais avant d'en arriver là, il y a le processus de recrutement. Il est plutôt rapide pour les étudiants, qui passeront quelques tests de personnalité et de mise en situation, mais il est beaucoup plus contraignant pour les saisonniers. Car pendant leur période d'activité, ils seront véritablement considérés comme membre du personnel. C'est pourquoi en plus des exercices similaires à ceux des étudiants, ils devront suivre une semaine complète de formation. Encadrés par des formateurs du Forem, ils recevront alors un diplôme d'agent d'accueil dans le secteur du tourisme.

Sens de l'accueil et du contact

Un pan de la formation est axé sur la gestion de conflits. Forcément, avec près d'un million trois cent mille visiteurs accueillis l'an dernier, il peut y avoir du stress ou de l'agressivité de la part de ces derniers. Les candidats jobistes doivent pouvoir gérer ces situations dans le calme et la bonne humeur. Et pour bien enfoncer le clou, la journée d'intégration pendant laquelle les nouveaux employés signent leur contrat recèle encore quelques pièges. Alors qu'on leur promet une "journée visiteurs" pendant laquelle ils peuvent profiter des attractions, celles-ci tombent bizarrement en panne. Les files d'attente sont interminables et les "visiteurs" sont baladés en vain dans tout le parc. Le personnel, quand il daigne répondre, se montre extrêmement désagréable, ce qui a le don d'agacer ceux qui n'ont pas compris qu'il s'agissait du test ultime : montrer ce qu'il ne faut pas faire !

Heureusement, après une dernière mise au point, les nouveaux employés pourront enfin profiter de quelques attractions. Il y a de fortes chances que ce soit la seule fois de la saison, car le parc ouvre ses portes ce premier avril. Pour ces centaines de saisonniers, le début des vacances correspond à la reprise du travail.

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