Coronavirus : non, tout le pays n'est pas à l'arrêt

Coronavirus : non, tout le pays n'est pas à l'arrêt !
Coronavirus : non, tout le pays n'est pas à l'arrêt ! - © N.BELLEGARDE - Getty Images

Les centres-villes sont déserts, les commerces sont fermés, le transport fonctionne au ralenti, le chômage temporaire explose.

A première vue, la Belgique semble à l'arrêt complet et ses entreprises immobilisées. Mais dans les faits, ce n'est pourtant pas le cas.

21% des entreprises wallonnes l'arrêt

La grande majorité des entreprises fonctionnent toujours.

C'est l'Union Wallonne des Entreprises qui le communique, d'après les résultats de son enquête hebdomadaire. Ce qui ne veut pas dire qu'elles travaillent à plein régime car 50% des entreprises sont fortement impactées par le coronavirus et tournent au ralenti.

Plus étonnant, même si cela reste marginal, une entreprise sur dix ne ressent aucun effet lié à la crise sanitaire et une sur cent tire avantage de cette situation. Il s'agit principalement de celles qui sont actives dans les biotechnologies et l'agroalimentaire.


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A la question de savoir si ces chiffres évoluent avec la durée de confinement, il semble que non. Certaines entreprises ferment alors que d'autres rouvrent.

D'ailleurs, la Fédération des Entreprises de Belgique estime, elle, que sur l'ensemble du pays, 24% des entreprises privées sont à l'arrêt alors qu'elles pourraient travailler sous condition. En clarifiant et améliorant la situation en matière de distanciation sociale au sein de ces entreprises, c'est 6% de notre PIB (ensemble des richesses produites) qui serait ainsi sauvé.

Perte de 2,4 à 2,8 milliards d'euros par semaine !

Chaque semaine qui passe coûte 2,4 à 2,8 milliards d'euros.

Selon la FEB, chaque semaine qui passe coûte entre 0,55 et 0,65% du Produit Intérieur Brut de la Belgique, c'est à dire de 2,4 à 2,8 milliards d'euros. Bien entendu, l'impact est mondial et les entreprises d'autres pays sont frappées de la même manière avec des répercussions sur la richesse de leur pays respectif.

D'ailleurs, le problème numéro un des entreprises touchées n'est pas tant la diminution de production, l'absentéisme ou les règles de distanciation sociales, non, il s'agit de la baisse significative des ventes. Le deuxième souci vient de la chaîne d'approvisionnement, fortement perturbée. Ces deux explications se retrouvent en ordre inversé si on ne s'intéresse qu'au secteur secondaire (entreprises de transformation).

Plus de la moitié des travailleurs au boulot

La majorité des entreprises fonctionnent, certes, mais qu'en est-il de la main d'oeuvre ? L'Union Wallonne des Entreprises se penche également sur ce pan du dossier dans ses études. Il en ressort qu'il ne reste que 29% de cette main d'oeuvre sur le lieu de travail, 25% étant passée au télétravail.

Malheureusement, bon nombre de travailleurs ne peuvent plus exercer leur métier puisque ce n'est pas moins de 36% d'entre-eux qui se retrouvent au chômage temporaire !

Ce qui peut également surprendre, c'est le faible pourcentage d'absentéisme.

Seulement 7% de personnes sont en congé de maladie ou doivent garder leurs enfants. Enfin, 3% sont en congé, sans possibilité de partir à l'étranger, de flâner en terrasse ou d'effectuer une quelconque activité touristique... On a connu meilleure période de vacances.

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