Coronavirus : les étonnantes nouvelles technologies du secteur du gardiennage

Coronavirus : les étonnantes nouvelles technologies du secteur du gardiennage
6 images
Coronavirus : les étonnantes nouvelles technologies du secteur du gardiennage - © pixinoo - Getty Images/iStockphoto

Les sociétés de gardiennage depuis le début de la crise ont étoffé leur arsenal de moyens technologiques. La demande est grandissante et les outils sont variés pour s’adapter aux nombreuses situations pour lesquelles elles sont sollicitées. Contrôler les accès d’un aéroport, d’un commerce, d’une administration… se fait et se fera de plus en plus avec l’aide de ces technologies parfois surprenantes. Petit tour d’horizons de ces nouveaux objets que vous ne manquerez pas de croiser un jour ou l’autre.

Caméras thermiques qui détectent les personnes fiévreuses

C’est la plus connue. Il ne s’agit pas d’une nouvelle technologie, mais elle a trouvé avec la crise du coronavirus, de nouveaux débouchés, comme nous l’explique Danny Vandormael, le patron de la filiale belge de la société de gardiennage Seris " La détection de températures corporelles, ça existait avant la crise, mais il y avait très peu d’application parce que ce n’était pas nécessairement une solution à un problème. "

Ces caméras thermiques émettent une alarme lorsqu’une personne présentant de la fièvre passe devant l’objectif.

Cette technologie est également proposée chez Securitas, comme nous l’explique Carolle Van Dijck, la porte-parole de la société de gardiennage " C’est surtout pour les entreprises, les bureaux. Ça peut être combiné avec les people count systems (ndrl : système de comptage de personnes). "

Bornes de comptage de flux

Une des mesures couramment appliquées depuis le début de la crise, c’est la limitation du nombre de personnes dans un espace déterminé. Pour y parvenir, ici aussi la technologie peut être bien utile.

Les bornes de comptage de flux permettent d'avoir une vue d’ensemble sur le nombre de personnes qui se trouvent sur une même zone.

Carolle Van Dijck, porte-parole de la société de gardiennage Securitas : " On compte les gens via des systèmes intelligents. Ça fonctionne grâce à des caméras et on peut mettre de l’intelligence artificielle sur ces caméras, par exemple, pour des grands sites ou des villes, pour avoir une vue d’ensemble sur le nombre de personnes qui se trouvent sur une même zone. Pour les petites zones, pour les magasins, par exemple, ce sont les mêmes technologies, mais sans l’intelligence artificielle, des technologies plus simples et plus faciles à utiliser. "

Systèmes de contrôle de respect des distances

Carolle Van Dijck nous explique le projet que sa société vient de lancer en partenariat avec l’Université d’Anvers et Robovision, une société spécialisée en intelligence artificielle " Nous plaçons des caméras intelligentes et on utilise la technologie de Robovision, donc, l’intelligence artificielle, nous l’appliquons sur ces caméras et sur ces images et puis grâce à ces technologies et ces algorithmes, on peut reconnaître des situations typiques.

C’est pour voir comment les gens réagissent pendant le déconfinement. Par exemple, est-ce que dans cinq semaines, est-ce qu’ils auront toujours la même distanciation sociale ou pas ?

Ce système est en cours de test pour analyser le respect des mesures de distanciation sociale sur le Meir, principale artère commerciale d’Anvers. Il s’agit d’un projet scientifique pilote qui n’est en aucun cas destiné au maintien de l’ordre public.

Chez Seris, on utilise aussi le même genre de technologie avec des caméras paramétrables, comme nous l’explique Danny Vandormael " Il peut y avoir des paramétrages qui détectent également si des groupes de personnes ou si des personnes dans un groupe se trouvent dans une distance trop rapprochée par rapport à une certaine norme. "

Les caméras qui détectent le port d’un masque

Danny Vandormael poursuit avec cette autre option spécifique à la crise. " C’est de l’intelligence artificielle qui a la capacité d’analyser le visage d’un être humain, d’un citoyen et qui peut détecter s’il porte un masque buccal ou non et aux endroits où le port est obligatoire.

Grâce à ces caméras, on peut assez rapidement, dans une foule ou dans un groupe de personnes, détecter s’il y a des personnes qui sont en infraction, qui ne portent donc pas le masque.

Des tourniquets avec désinfection des mains

Dorénavant, pour entrer dans certains lieux, il faudra montrer patte blanche ou plutôt patte désinfectée sans quoi sésame ne s'ouvrira pas. Carolle Van Dijck, nous détaille la quatrième technologie proposée par sa société de gardiennage, les portiques d’entrée " hand sanitizing " 

Ce sont des tourniquets d’accès où on doit passer ses mains sous des petits trous et du gel y sort pour les désinfecter. 

" Il faut mettre les deux mains devant et automatiquement, il y a du gel en spray. Ça a déjà été utilisé dans le secteur de l’alimentaire mais maintenant, on peut l’utiliser en combinaison avec les autres technologies pour contrôler les entrées dans les entreprises, les bureaux, etc. "

C’est sûr le monde après la crise ne sera plus vraiment pareil. Dans certains lieux publics, celui qui négligeait jusqu’ici les gestes barrières n’aura plus d’autre choix que de s’y plier sinon la technologie le rappellera à l’ordre.


►►► À lire aussi : Le boom des caméras qui dépistent la fièvre