Coronavirus : le secteur de la construction à l'arrêt ?

Le secteur de la construction est également impacté par le coronavirus. Sur chantier, il est difficile de ne pas déroger aux règles de prudence en vigueur pour éviter la propagation du virus. Conséquence : les chantiers ralentissent voire s'arrêtent !

Eviter les contacts, respecter des distances de sécurité, se laver régulièrement les mains et favoriser le télétravail. Voici quelques uns des conseils qu'il est fort difficile de respecter lorsqu'on travaille dans le secteur de la construction.

"Les hommes sont en contact direct les uns avec les autres et les outils passent de mains en mains. On déroge à toutes les règles de prudence élémentaire et on ne peut pas faire autrement", nous avoue Benoît Dereymaeker, patron de l'entreprise générale de construction du même nom. 

Après un hiver pluvieux qui a mis de nombreux chantier à l'arrêt, le coronavirus risque bien d'entraîner encore plus de conséquences néfastes pour le secteur. On s'attend à fermer purement et simplement pour une période indéterminée. D'ailleurs, ce matin sur cette importante rénovation en périphérie bruxelloise, seuls six ouvriers ont répondu présent. "Hier, ils étaient encore vingt ici. Mais nos sous-traitants ne sont tout simplement pas venus aujourd'hui ! C'est impossible de continuer et respecter les délais dans ces conditions. Mais c'est tout à fait compréhensible."

La Confédération Construction attentive

Tous les jours, les acteurs du secteur suivent avec intérêt les développements de l'actualité liée au Coronavirus.

Pour l'instant, il n'y a aucun mot d'ordre obligeant les membres à interrompre les chantiers. Les entreprises ont besoin de travailler et ont des engagements à respecter. Mais dans certains cas, le responsable du chantier pourra décider d'une interruption, permettant à ses ouvriers et aux sous-traitants de bénéficier du chômage économique. D'autant que les hommes sur le terrain s'inquiètent aussi pour leur santé et surtout celle de leurs proches.

Lors de la pause de midi, à laquelle nous avons assisté, une distance de plusieurs mètres était respectée et la plupart des ouvriers suivaient avec attention, sur smartphone, les derniers rebondissements dans cette affaire qui est loin d'être close. Conscients qu'après la pause, ils allaient devoir de nouveau côtoyer de près leurs collègues et échanger les outils et matériaux, sans véritable forme de protection. Un casque de chantier protège des débris et autres gravats, mais pas encore d'un virus invisible et minuscule.

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