Coronavirus : A quel test se fier ?

PCR, antigéniques, salivaires, sérologiques... Différents modes de dépistage existent et il n'est pas toujours évident de savoir ce qui distingue les uns des autres.

Les modes de prélèvement varient, les indications données et la fiabilité aussi…

Quels sont, à ce jour, les différents tests pour dépister le virus ?

PCR : le plus fiable

Comment fonctionne-t-il ?

Les tests PCR (Polymerase chain reaction) sont ceux que l'on utilise majoritairement à ce jour.

Ils permettent de savoir si, au moment du prélèvement, la personne est infectée par le coronavirus. En introduisant un écouvillon, sorte de long coton-tige dans le nez ou la gorge, on va rechercher des traces du virus puis amplifier ce matériel génétique une trentaine de fois.

Quelle fiabilité ?

Cette méthode est la plus fiable - autour de 90% si le prélèvement est effectué correctement - mais certains virologues considèrent qu'elle est même peut-être trop sensible. Les tests PCR détectent bien si une personne est positive mais pas la quantité de charge virale présente et donc si le risque de contagiosité est important ou faible. Les test PCR sont ceux que l'on utilise dans la très grande majorité des cas.

Antigénique : plus facile mais moins sûr

Comment fonctionne-t-il ?

Les tests rapides antigéniques (TRA) permettent de déterminer si une personne est infectée au moment du prélèvement. Il s'effectue également en prélevant des sécrétions dans le nez.

A la différence des tests PCR, on ne recherche pas ici l'ARN du virus, son matériel génétique donc, mais bien les antigènes, c'est-à-dire les protéines produites par le virus. Le résultat est obtenu rapidement, en une trentaine de minutes car le prélèvement n'a pas besoin d'être envoyé en laboratoire. Il est mélangé à un réactif, déposé directement sur une bandelette; en présence du virus, celle-ci se colore, comme le ferait un test de grossesse.

Quelle fiabilité ?

C'est facile, rapide mais moins fiable : un résultat négatif n'exclut pas une contamination… Ces tests sont déjà accessibles dans les pharmacies en France et devraient l'être bientôt chez nous.

Sérologique : le moins révélateur

Comment fonctionne-t-il ?

Avec les tests sérologiques, le prélèvement se fait via le sang (prise de sang ou gouttelette prélevée sur le doigt) et il permet de mettre en évidence la présence d'anticorps fabriqués suite à un contact avec le virus.

Ces tests ne peuvent donc être réalisés qu'une dizaine de jours après l'apparition de symptômes, le temps pour l'organisme de produire ces anticorps.

Quelle fiabilité ?

Un résultat positif indique donc simplement que la personne a été en contact avec le virus; un résultat négatif indique soit que la personne n'a pas été en contact avec le virus, soit qu'elle l'a été mais n'a pas produit d'anticorps. Pratiqué seul, l'intérêt de ce test est donc très limité pour le patient.

Salivaire : à réaliser soi-même

Comment fonctionne-t-il ?

La manoeuvre consiste avec les tests salivaires à cracher de la salive dans un petit pot qui est ensuite envoyé au laboratoire; comme pour les tests PCR , l'échantillon fait alors l'objet d'une réaction de polymérisation en chaîne - on duplique le matériel génétique - en laboratoire.

Quelle fiabilité ?

La fiabililté de ces tests est évaluée à environ 60% mais dans la mesure où il sont très simples à réaliser , ils pourraient être pratiqués régulièrement, sans avoir recours à du personnel formé, quitte à les confirmer ensuite par un test PCR.


►►► À lire aussi : Quand faut-il se faire tester ?


A quand une utilisation conjointe des tests ?

D'ici peu - on parle de début décembre - ces différents tests devraient pouvoir être utilisés conjointement en fonction de critères définis.Leur utilisation va dépendre de l'analyse et des recommandations faites par la "taskforce testing" chargée de définir une stratégie globale pour le pays. 

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