Congé parental Corona, chômage temporaire : un peu de beurre dans les épinards

C'est le cas du nouveau congé parental qui a fait son apparition en ce mois de mai.

De nouveaux congés parentaux, mieux payés

Depuis cette semaine, avec effet rétroactif au premier mai, le congé parental Corona a vu le jour.

Comme son nom l'indique, il est d'application dans le cadre de la pandémie actuelle et n'est donc pas un droit acquis pour le futur. Ainsi, un travailleur peut profiter de ce type de congé jusqu'au 30 juin, à condition bien entendu qu'il ait des enfants. Il ne remplace pas le congé parental classique mais vient en complément.

Gros avantage : il est mieux rémunéré, 25% en plus ! Bien entendu, le montant net est en fonction de votre salaire mais en guise d'exemple, dans la fonction publique, il est de 149,60 euros pour un 1/5 temps contre 119,68 euros pour le congé parental normal.

Autre avantage : on peut suspendre le congé parental traditionnel pour le remplacer par le "congé corona".

Chômage temporaire (un peu) plus élevé que le classique

Ceux qui ont malheureusement dû passer au chômage à cause de la crise ne le savent peut-être pas, mais le chômage temporaire ou chômage pour force majeure est un peu plus avantageux que le traditionnel.

Ici par exemple, on ne tient pas compte de la situation familiale. Le montant de l'allocation équivaut à 65% de votre rémunération moyenne, plafonnée à 2754,76 euros par mois. Soit par jour entre 55,59 et 74,17 euros. A titre de comparaison, l'allocation de chômage normale pour un cohabitant sans charge de famille se situe entre 40,86 et 68,87 euros pendants trois mois, puis diminue progressivement jusqu'à... 22,02 euros ! 

Bien entendu, ces deux mesures et leurs avantages financiers ne remplacent pas un vrai salaire complet. Mais cela permet aux employés et ouvriers de mettre un peu de beurre dans les épinards, à défaut de safran dans les noix de Saint-Jacques.

Toutes les informations concernant le congé parental Corona et les allocations de chômage sont sur le site de l'ONEM.

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