Concessions funéraires : jusqu'à vingt fois plus cher en fonction de la commune

Les Belges sont toujours plus nombreux à opter pour l’incinération. La crémation est choisie par 40% de Wallons, 60% de Bruxellois. Une tendance qui s’explique notamment par le coût élevé de l’inhumation. Pompes funèbres, pierre tombale, location d’un emplacement au cimetière, la facture liée à un enterrement peut très vite grimper. Le prix des concessions varie très fortement d'une commune à l'autre.

A Namur, les tarifs sont dans la moyenne. Au cimetière de Belgrade, le coût est de 600 euros pour la location d'un emplacement pour deux personnes pour une durée de vingt-cinq ans.

100 € pour 25 ans à Dinant

Trente kilomètres plus loin, Dinant, est l'une des communes les moins chères de Wallonie. Dans les profondeurs de la vallée de la Meuse, la concession pleine terre pour vingt-cinq ans revient à seulement 100 euros. Un prix défiant toute concurrence dont le bourgmestre est très fier. "Avant, Dinant était considérée comme une ville chère pour tout ce qui concernait le transport funéraire et le coût des concessions", explique Richard Fournaux. "Mais nous avons fait des efforts pour ramener ces coûts à un niveau très bas", se réjouit le bourgmestre de Dinant.

1 427€ pour 15 ans à Bruxelles

Les Bruxellois, eux, ne sont pas enterrés à la même enseigne. A Watermael-Boitsfort, les riverains doivent débourser 1 427 euros pour une concession d’une durée de quinze ans. Soit quatorze fois plus cher qu'à Dinant, pour dix années de moins. Le bourgmestre dit ne pas avoir le choix. Son joli cimetière, niché au cœur de la forêt, manque de place et impossible de l’étendre. "On est dans une zone classée et on ne peut en aucun cas empiéter sur le forêt de Soignes", précise Olivier Deleuze.

Les communes disposent d’une autonomie en matière de tarifs. Elles sont donc libres de les fixer en fonction de la place dont elles disposent et de la possibilité ou pas d’étendre leur cimetière.

Les prix des concessions suivent ceux de l’immobilier

Pour Xavier Deflorenne, surnommé "Monsieur Cimetières" en Wallonie, les prix des concessions sont comparables à ceux de l'immobilier. " L’équation est assez simple : plus les logements coûtent chers aux vivants, plus les concessions sont chères pour les défunts."

Pour payer moins cher, beaucoup de défunts sont donc enterrés ailleurs que dans leur commune d’origine. Conséquence : la plupart des communes pratiquent des prix plus élevés pour les non-résidents afin de les dissuader de venir élire dernier domicile chez elles. A Dinant, par exemple, les tarifs sont multipliés par cinq.

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