Comment ne pas se faire avoir au restaurant pendant les vacances?

C'est presque les vacances. Et on le sait, trois belges sur quatre partiront en voiture, avec pour destination numéro un: la France. Au restaurant, la vie des clients n’est pas un long fleuve tranquille. Le magazine français "Capital" révélait récemment que huit plats typiques l’étaient en fait très rarement.

Confit de canard, bouillabaisse, crêpe bretonne, cassoulet du sud-ouest, quenelles de Lyon, soupe à l’oignon, escargots de Bourgogne, piperade basque: au prix, où on vous les propose, elles sont forcément réchauffées, et dans ce cas, il n’est pas rare que vous payiez votre plat dix fois le prix de revient, hors frais fixe et frais de personnel.

Olivier Poels, le plus belge des chroniqueurs culinaires français, confirme cette étude: "Aujourd’hui à Paris, dans huit brasseries sur dix, ce qu’on vous sert, c’est du réchauffé … C’est pour des raisons de coût et des raisons pratiques. Il est difficile de trouver du personnel compétent. Faire de la bonne et authentique cuisine, ça prend du temps".

Une bouillabaisse réchauffée, hors frais fixe et personnel, selon le magazine capital, cela revient à deux euros, vous la payez 25 au restaurant. Si elle avait été faite maison, avec poisson de roche, il faudrait que le restaurateur vous demande 50 euros pour s’y retrouver.

Les bons conseils d’Olivier Poels

Comme vous ne passez pas par la cuisine, c’est difficile de se rendre compte si on réchauffe ou pas les plats qu’on vous propose. Olivier Poels, qu’on entend le dimanche à 11h45 sur Europe 1 dans la Table du dimanche, propose d’abord de fuir les restaurants où la carte est kilométrique: "on se méfie des cartes de six pages où dans le même restaurant on vous propose de steak-frites, des spaghettis bolo, du couscous et une choucroute".  L’autre bon conseil, c’est de réfléchir un peu en termes de saisonnalité: "on ne peut pas manger des tomates mozzarella en avril, on ne mange pas non plus de coquille Saint-Jacques en été, il n’y en a pas. Il y a une série d’indices qui doivent vous permettre aussi de vous rendre compte si ce sont des produits qui viennent de la région ou pas".

Enfin, c’est peut-être le conseil le plus difficile à suivre, il faut fuir les zones ultra touristiques, les bords de mers, les ports, les places noires de monde, où les tables de restaurants sont souvent des attrape-nigauds.

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