Colombophilie : pigeons et convoyeurs attendent

Colombophilie : pigeons et convoyeurs attendent
4 images
Colombophilie : pigeons et convoyeurs attendent - © Saleh Janahi / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Les activités colombophiles sont toujours quasiment à l’arrêt. Même si des entraînements collectifs peuvent reprendre cette semaine, les pigeons restent interdits de compétition.

Contrairement à ce qui a pu se passer au cours d’autres épidémies (de grippe aviaire par exemple), les pigeons en tant que tels n’ont pas dû être confinés, ils pouvaient toujours voler librement. Mais c’est bien l’activité humaine liée à la colombophilie qui a subi un coup d’arrêt à cause du confinement.

Depuis la fin du mois d’avril, les propriétaires de pigeons étaient juste autorisés à procéder à des lâchers individuels dans un rayon de 25 km. Une décision liée à des questions de bien-être animal. En effet, les pigeonneaux qui restent trop longtemps sans sortir, ne sont pas entraînés et ils perdent leur capacité d’orientation. Dès lors, il y a un accroissement des risques que, par la suite, les pigeons s’égarent, ne rentrent pas au colombier, et disparaissent dans la nature ou meurent faute de nourriture.

Les pigeons vont pouvoir couvrir des distances un peu plus longues, l’autorisation de lâchers individuels va être étendue sous peu.

Début de reprise

A partir de ce jeudi 21 mai, des entraînements collectifs avec lâcher en Belgique uniquement pourront à nouveau être organisés dans le respect des normes sanitaires liées à l’épidémie de coronavirus.

Sur le territoire wallon, ces entraînements ne seront autorisés que les mercredi, jeudi, samedi et dimanche. Une procédure stricte sera suivie en ce qui concerne " l’enlogement " (la mise en paniers des pigeons pour les transporter vers le lieu du lâcher). Cela se fera uniquement sur rendez-vous individuel, avec port du masque obligatoire et toutes les précautions d’usage.

Quid des concours ?

Comme ces lâchers collectifs vont reprendre, beaucoup de colombophiles trouveraient logique d’aussi pouvoir se relancer dans les compétitions mais voilà aucun concours ne peut encore être organisé par les sociétés même en Belgique. Les colombophiles belges se sentent d’autant plus défavorisés que les concours sont à nouveau autorisés aux Pays-Bas et en Allemagne. En France également, des compétitions ont pu reprendre le week-end dernier…

Une situation dommageable à plus d’un titre. Les éleveurs ne peuvent pas faire de sélection sur les prestations de leurs champions et puis ce coup d’arrêt pourrait occasionner des pertes financières importantes pour certains colombophiles qui font de cette activité un véritable et juteux business.