Cociter : l'exemple à suivre selon Greenpeace

Petit poucet sur le marché de l'électricité, COCITER, le Comptoir Citoyen des Energies, occupe pourtant la première place du classement de Greenpeace des fournisseurs d'énergie. Mais Cociter, c’est quoi exactement? Un fournisseur d’électricité qui appartient à douze coopératives citoyennes, productrices d’énergie renouvelable en Wallonie. L’énergie provient de différentes sources : huit éoliennes, une unité de bio-méthanisation, quatre installations photovoltaïques et bientôt cinq centrales hydroélectriques.

Ces projets ont pu voir le jour grâce à la mobilisation de citoyens qui ont mis la main au porte-feuille. En devenant coopérateurs, ils ont choisi de s’impliquer dans la production d’énergie verte, mais aussi dans les décisions d’investissement. Pour l’ONG, l’exemple est à suivre. Que fait-on de l’argent du consommateur, dans quoi est-il investi? Des questions essentielles, nous explique Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace, qui justifient la place de Cociter dans son classement.

Initiatives et investissements dans la production d'énergie renouvelable 

En effet, les initiatives et les investissements dans la production d’énergie renouvelable se multiplient. A Fernelmont par exemple, un projet éolien est sur le point d’aboutir. La coopérative Champ d’énergie va acquérir l'une des quatre éoliennes du parc en construction. Elle devrait produire l’équivalent de la consommation d’environ 1 800 ménages.

Des projets de centrales hydroélectriques sont également en cours. Ces investissements dans des projets "verts" expliquent notamment la place de Cociter dans le classement de Greenpeace, qui assume un classement idéologique.

Pour l’instant, les coopératives produisent de l'énergie pour 15 000 ménages. C’est plus que la consommation des clients de Cociter, le fournisseur. C’est l’une des raisons pour laquelle l’ONG a souhaité le mettre en avant. Même si quand nous allumons un interrupteur, nous ne connaissons pas l’origine de notre électricité, client Cociter ou pas. Le fournisseur doit aussi faire appel au réseau, au grand marché de l’électricité, notamment quand il n’y a ni vent, ni soleil. Mais quand Greenpeace analyse la production d’énergie renouvelable d’une année par les moyens de productions "verts", elle couvre la consommation des 3000 clients Cociter.

Qui peut devenir coopérateur?

Pas besoin d’être riverain pour devenir coopérateur, ces structures sont ouvertes à tous. Il suffit d’acquérir une part, dont le prix varie en fonction des coopératives, entre 100 et 250 euros la part. L'investissement est limité à 5 000 euros.

L'essentiel pour les coopérateurs de la première heure : participer à la transition énergétique, vers 100% d’énergie renouvelable. S'approprier en partie la production d'électricité, et manifester sa volonté de produire autrement. D’autres sont également sensibles au rendement de ce type d’investissement. Financièrement, ça peut rapporter plus qu’un compte épargne, du moins pour les coopératives les plus anciennes. Il faut parfois se montrer patient avant de toucher les premiers euros mais les dividendes peuvent aller jusqu’à 6%. Attention, le risque existe, mais ce risque est limité au capital apporté. Notez encore que ce rendement n'est jamais garanti, il peut varier d'une année à l'autre, il dépend notamment de la production d’électricité.

Jusqu’au 31 décembre, chaque nouveau client pourra bénéficier du tarif "coopérateur", sans obligation de prendre des parts dans une coopérative.

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