Cet été, un petit rosé au bar de la plage?

Dans les années 60, les Belges commencent à partir en vacances à l'étranger mais la côte, reste malgré tout la destination préférée des familles. 65 km de plage quasiment pas aménagée hormis quelques cabines qui aident parfois les enfants à se repérer. Aujourd'hui, la régionalisation est passée par là et le décor a bien changé. La plage appartient désormais à la Région flamande. Elle est concédée pour une durée de neuf ans aux différentes communes, qui octroient à leur tour des concessions à des particuliers contre rétribution.

 

Les beach bars sont là pour attirer les touristes

Anthony Wittesaele, l’échevin du tourisme de Knokke explique : Chez nous, 50% de la plage sont occupés par des activités de loisir : vente de beignets, beach volley, clubs de voile, beach bars etc… Nous payons un pourcentage à la Région flamande en fonction des revenus générés par ces activités. Mais qu’on ne s’y trompe pas, les recettes engendrées par ces loisirs sont assez dérisoires comparées par exemple aux impôts sur les revenus : 250 000 euros contre 13 millions ! L’objectif ici est surtout d’attirer les touristes.

A Knokke, on compte 12 beach bars pour 24 km de côte. Et d’année en année, les tenanciers doivent respecter un cahier des charges assez strict : fermeture des installations à 20 heures, pas de nuisance sonore, hauteur des toiles imposée, interdiction de servir des plats chauds pour ne pas concurrencer les restaurateurs… Les contraintes ne manquent pas mais l’activité semble rentable.

Les beach bars fonctionnent six mois par an, entre le 15 mars et le 15 octobre, le reste du temps étant consacré à la remise en état des installations. Daniel Hancart tient le Knokke Strand depuis 21 ans et il travaille en famille avec femme et enfants : Selon l’endroit où nous nous trouvons, plus près du Zoute ou de Knokke -Heist, les redevances varient entre 15 000 et 20 000 euros. Les premières années peuvent être difficiles mais avec le temps, cela s’équilibre. Ça n’en n’a pas l’air mais il s’agit d’un job assez stressant, nous sommes tributaires de la météo et chez nous, ce n’est pas forcément un cadeau !".

 

Le prix du confort

Ce que le public – constitué à parts égales de touristes d’un jour et de vacanciers apprécie avant tout ? Le confort ! Transats, chaises longues, parasols, boissons servies, petite restauration, tout est à disposition. Quant aux tarifs, ils ne semblent pas constituer un frein; Clémence, venue passer la journée en train, regarde la carte : " A vrai dire, on a pas vraiment le choix pour se poser sur le sable, l’espace libre est fort réduit et il faut alors s’installer plus près de l’eau et donc là où il y a plus de vent. Personnellement, je trouve que les tarifs sont conformes à ceux pratiqués sur la digue : le verre de vin est à 5 euros, la bouteille à 25, la petite restauration tourne autour de 10 euros. Moi, je viens passer une journée,j’ai envie de me faire plaisir je ne trouve pas cela prohibitif par rapport au service. "

Quant au mobilier de plage, le relax est à 7 euros, le transat à 10 et la toile coûte 5 euros. Cela dit si vous faites quelques kilomètres vers Blankenberge, vous bénéficierez du même confort à prix réduit : au Karma Beach par exemple, les transats sont à 7 euros et la toile est gratuite. Et si vous préférez sentir le sable sous vos pieds, et tant qu’à faire voir la mer, sachez que 50% de la plage sont encore vierges d'exploitation et totalement gratuits…

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