Bienvenue au paradis des bonbons !

Depuis 1938, les Van den Driessche préparent oursons et gommes dures ou tendres à Berchem Sainte-Agathe. Et Joris, leur PME de 20 personnes, parvient à s'imposer sur le marché belge malgré la concurrence des géants du secteur (Joris, c'est le prénom du fondateur de la marque, qui a fabriqué ses premiers bonbons dans sa cuisine).

Des oursons dans des moules

Le jour de notre visite, l'atelier produit des oursons en gomme tendre. A la base : du glucose, du sucre et de la gélatine. On chauffe le tout dans des chaudrons de cuivre de 250 litres. Ensuite, la pâte est versée dans une machine qui va la faire atterrir en douceur dans des moules en amidon. Les oursons partent alors 24 heures en chambre de refroidissement. Enfin, il n'y a plus qu'à déguster.

Pas de publicité

Joris ne dépense pas un euro en publicité. Sa force, c'est sa réputation et cette image de tradition qui se transmet de grand-mères à petits enfants.

Diederik Van den Driessche, quatrième génération de fabricant de bonbons : "On a fait une étude de marché, et on a vu que notre consommateur achète nos produits à partir de 25 ans. A cet âge, il ne cherche plus la masse, comme quand il est plus jeune, mais la qualité."

Une qualité qui a un prix: les bonbons Joris coûtent, en moyenne, 10 à 15% de plus que leurs concurrents industriels.

7 tonnes par jour

Par jour, les ouvriers peuvent préparer jusqu'à 7 tonnes de bonbons. Ca a l'air énorme, mais c'est 1000 fois moins que ce que la grande industrie sort chaque jour.

Autre différence avec l'industrie : Joris utilise, dans la mesure du possible, des huiles essentielles de fruits. C'est nettement plus cher que les arômes utilisés chez certains concurrents. Mais le goût est incomparable.

55 sortes différentes
L'atelier produit 55 sortes différentes de bonbons, mais l'essentiel des ventes se fait sur une vingtaine de références. Pourtant, pas question de supprimer ce qui marche moins bien : ce serait décevoir les clients fidèles. Et puis, il ya des nouveaux produits : les bonbons bio et fair trade.

A volonté...

Vous le savez, dans un atelier qui produit du chocolat, les ouvriers peuvent manger tout ce qu'ils veulent : après quelques semaines, ils sont saturés. Et dans une usine de bonbons ? " Ce n'est pas le même problème : dans le chocolat, il y a de la graisse, on ne peut pas en manger tout le temps. Dans le bonbon, ce problème n'existe pas : les ouvriers peuvent continuer à en manger, c'est aussi une manière de contrôler la qualité."

Bientôt la 5° génération ?

C'est presque trop beau pour être vrai. Comme il est presque trop beau de voir des gens dire que, même si l'époque est à la diminution des coûts de production, ils ne changeront pas leur manière de faire.

Comme l'explique Diederik Van den Driessche :

- C'est la philosophie de mon arrière grand-père, de mon grand-père et de mon père. Et maintenant, c'est moi qui vais appliquer cette philosophie dans le futur.
- Vous avez déjà des enfants ?
- Pas encore...
- Mais leur avenir est déjà tout tracé ?
- Peut-être...

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