Au pays de la drache, mieux vaut s'abriter sous un bon parapluie !

En Belgique, c'est une certitude, s'il ne pleut pas aujourd'hui, il pleuvra demain... Avoir un parapluie à portée de main constitue donc une sage précaution mais encore faut-il savoir lequel...

La première distinction porte généralement sur le modèle, avec le choix entre un parapluie rétractable, compact, facile à glisser dans un sac et un parapluie droit, plus encombrant mais aussi plus couvrant.

Ce choix effectué, reste à déterminer le montant à consacrer à cet accessoire et là, les écarts de prix peuvent être importants, en moyenne de 1 à 5.

Pour établir des comparaisons, nous nous sommes procurés des exemplaires fabriqués en Asie que nous avons payé une dizaine d'euros. Des modèles très économiques, intéressants pour ceux qui égarent facilement leur parapluie mais sont-ils susceptibles de tenir sur la longueur et de résister à de fortes pluies ou à des vents de forte intensité?

Nous nous sommes également rendus dans la dernière fabrique belge de parapluies, la maison Fischer. À la belle époque, une trentaine d'ouvrières y produisaient quelques 50.000 pièces par an. Aujourd'hui, concurrence asiatique oblige, une seule employée y fabrique encore 300 pièces à l'année, un parapluie par jour environ. Cette entreprise implantée à Koekelberg, en région bruxelloise, a été fondée en 1896 et c'est Christian Fischer qui assure sa pérennité. Il nous a procuré deux parapluies "maison" vendus environ 40 euros dans le commerce afin de les comparer avec nos exemplaires "made in Asia".

Restait à tester nos modèles avec la complicité des pompiers de Namur. Avec leur lance, ils ont copieusement arrosé nos parapluies en mimant des averses de forte intensité. Et là, surprise : Tous nos exemplaires ont non seulement bien tenu le coup mais ils nous ont parfaitement gardés au sec. Ensuite, nous nous sommes intéressés à la résistance au vent avec le concours de la soufflerie aérodynamique de l'Université de Liège et c'est là que nous avons pu faire la différence. Jusqu'à 40 km/h, aucun problème, tous nos exemplaires, du plus cher au moins coûteux ont résisté mais au-delà , les parapluies asiatiques ont déclaré forfait : manche en acier cassé, baleines déformées...des parapluies bons à jeter; les exemplaires "made in Belgium" eux, ont assuré et retrouvé leur forme initiale.

Alors, comment faire le distinguo entre un bon et un mauvais parapluie? La qualité tient en réalité à la conjonction de différents éléments .

Il faut d'abord s'assurer que la toile est bien opaque, ce qui n'est pas toujours le cas; des baleines en fibre de verre ne se rompront pas et en compter 16 constitue aussi une bonne garantie. La toile doit en outre être fixée aux baleines avec des triples coutures et enfin , l'ensemble doit être ourlé.

Ces précautions élémentaires devraient vous permettre de rester au sec les jours de drache nationale...

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