Apéros virtuels et appels groupés : à quelle application se vouer

Difficile de dégager la ou les meilleures applications qui permettent d’échanger avec des proches via smartphone, tablette ou PC. Tout dépend des attentes et de l’utilisation que chacun en fait.

Petit panorama (non-exhaustif) de cet univers virtuel… Et mise en garde parfois quant à la protection des données personnelles.

 

Les classiques

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Messenger - Appel vidéo apéro © JGI/Jamie Grill - Getty Images/Tetra images RF
Facetime - appel vidéo apéro © cglade - Getty Images/iStockphoto

Pour ceux qui aiment les grandes réunionsSkype (pionnier en la matière mais actuellement un peu en perte de vitesse) et Messenger (Facebook) peuvent réunir jusqu’à 50 personnes (6 à 8 personnes affichées à l’écran).

Pour les petits comités, on peut se tourner vers What’s app (Facebook aussi) mais à seulement 4 personnes maximum ou encore Google Duo limité à 8 personnes simultanément.

Utilisé jusqu’ici surtout par les "gamers", les joueurs en ligne, le logiciel Discord se répand aussi de plus en plus et il semble bien tirer son épingle du jeu. Dernièrement le potentiel de participants sur Discord est passé de 10 à 50.

House Party joue aussi avec vos données

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House Party © House Party

Depuis la grande vogue des apéros virtuels, l’application House Party se distingue elle en proposant de se retrouver pour jouer en intégrant les célèbres "Time’s Up" ou "Trivial Pursuit". Le nombre de participants est limité à 8.

Mais attention car certains pointent des problèmes quant à la sécurité. L’application se réserve le droit de se servir allègrement dans les données personnelles et les échanges entre utilisateurs. Sa politique de confidentialité donne d’ailleurs un aperçu de la collecte potentielle des données.

Un exemple : " House Party est libre d’utiliser le contenu de toutes les communications passées via son service dont toute idée, invention, concept ou technique dans le but entre autres de développer, de concevoir ou de vendre des biens et des services… "

Olivier Bogaert, Commissaire à la Computer Crime Unit de la Police Fédérale met en garde : " L’application demande l’autorisation d’accéder à tous mes contacts donc si elle voit ma liste de contacts, je ne dois pas forcément m’étonner que si d’autres personnes l’utilisent, il y ait des croisements de données, des partages d’informations par rapport à d’autres plateformes pour suggérer des contenus. Mais s’il y a des fuites de données, on peut se retrouver avec des intrusions dans d’autres services que j’utilise."

Zoom sur " Zoom "

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Zoom meeting © Cybers guards

Plus prisé par le monde du travail mais très téléchargé aussi ces temps-ci, Zoom permet d’atteindre les 100 participants. Les conversations sont limitées à 40 minutes en version gratuite mais moyennant paiement, on peut faire sauter cette limitation et bénéficier d’une meilleure qualité de connexion.

Seul hic, là aussi des faiblesses ont été relevées en matière de sécurité et de protection des données personnelles.

Pour Olivier Bogaert la prudence s’impose ici aussi : "La société a pris un certain nombre de dispositions, elle prévoit de faire des mises à jour mais il y a quand même des conditions d’utilisation qu’il faudra lire avec attention parce qu’il y a aussi quelque part une volonté de gagner de l’argent. Ce n’est pas contestable mais le côté marketing ne nous protège peut-être pas complètement en tant que citoyen européen par rapport à des structures clairement américaines ".

Laquelle choisir ?

Comment choisir le système qui fonctionnera le mieux ? Difficile à dire surtout que la réalité d’un jour n’est pas forcément celle du lendemain. D’un jour ou d’une heure à l’autre, en fonction de la congestion du réseau, telle ou telle application pourra s’avérer plus ou moins fluide d’utilisation. La solution est peut-être de télécharger deux ou trois services et d’opter pour celui qui fonctionne le mieux au moment où on l’utilise.

Mais il faut avant tout rester attentif aux applications qui présentent potentiellement des failles au niveau de la protection des données personnelles. Et si on pense être victime de fuites de données, Olivier Bogaert conseille : "Le plus important est de désinstaller l’application, essayer d’effacer les historiques au sein du téléphone, peut-être à la limite aller jusqu’à le réinitialiser complètement…" Et il conclut, "La règle est de toujours aller vérifier, quand on prend une application, dans la rubrique ‘autorisations’, quels sont les droits que nous accordons à l’application. Pourquoi est-ce que l’application doit voir ma liste d’appels ou tous mes contacts ? On doit être extrêmement prudent, se documenter par rapport aux outils que nous voulons installer. Eviter cette impulsivité d’installer quelque chose immédiatement."

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