Adopter un animal de compagnie aujourd'hui : une formule revisitée plus efficace

Adopter un animal de compagnie aujourd'hui : une formule revisitée plus efficace
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Adopter un animal de compagnie aujourd'hui : une formule revisitée plus efficace - © M_a_y_a - Getty Images

Avec le feu vert du gouvernement, depuis le début du confinement, chez Veeweyde l’adoption se fait sur rendez-vous. Un rendez-vous à la fois d’une heure à raison de quatre demandes par jour sans plus.

Moins de visites mais plus d’adoptions !

Depuis la mi-mars, 4 personnes par jour viennent au refuge, ce qui est beaucoup moins qu’en période normale lorsque le refuge était ouvert avec les visites libres.

Les visites ont fortement baissé mais le pourcentage d’adoptions est en hausse.

Ludivine Nolf porte-parole Veeweyde : "On a ressenti dès le début de la crise sanitaire que le public était très demandeur et le désir d’adopter bien présent, l’agenda de rendez-vous est rempli jusqu’à la mi-juin !"

Compte tenu des circonstances, le chiffre d’adoptions est très honorable : depuis le 8 mars, 60 animaux ont été adoptés. Les futurs propriétaires ont plus de temps libre, ce qui est propice à accueillir un animal à la maison. Cerise sur le gâteau, il fait beau, c’est plus aisé d’accueillir un chat ou un chien par les temps qui courent, plutôt qu’en hiver. La conjoncture est vraiment parfaite pour consacrer du temps aux futurs pensionnaires.

Une formule gagnante !

C’était presque inespéré, il y avait des chiens qui étaient là depuis deux ans, que personne ne voyait !

Pour respecter les mesures de sécurité et d’hygiène, le refuge a mis en place un système de rendez-vous avec une prise de contact avant de venir sur place. Cette formule d’adoption permet de bien analyser chaque situation précise. Ludivine Nolf : "Déjà au téléphone on le fait, il y a une enquête, on veut s’informer du mode de vie des adoptants, toutes ces questions sont abordées en profondeur par le service adoption. Ils viennent au refuge uniquement quand leur démarche est jugée sérieuse. Résultat, les adoptions sont très réfléchies !"

Par exemple, une Berger allemand de 6 ans, Bella et une Shar Pei de 2 ans ont été finalement adoptées après des quelques années d’attente. Des chiens qui, vu les circonstances actuelles, bénéficient d’un nouvel éclairage, grâce à ces visites plus personnalisées. Quand les gens font le déplacement, c’est qu’ils sont bien décidés. Ludivine Nolf ajoute : "Par exemple, une dame vivant dans une ferme a adopté un Berger d’Anatolie. Pour ce type de chien, vivre dans une ferme avec d’autres animaux, être un peu en liberté dans la propriété, c’est l’idéal ! Idem pour des Bergers des Pyrénées qui ont aussi été adoptés dans de grandes propriétés, la vie rêvée".

L’objectif est donc simple : cibler le bon animal pour le bon propriétaire grâce aux rendez-vous et à l’échange au préalable.

Cette nouvelle manière de travailler laissera des traces dans la vie du refuge même après cette crise.