Achats en ligne: attention à la contrefaçon

La période est propice aux achats en ligne… jouets, téléphones, matériel informatique, tout peut se trouver sur internet, parfois à des prix défiants toute concurrence. Mais si vous commandez le jouet rêvé pour votre enfant ou un sac griffé trois fois moins cher que dans le commerce... méfiance. Il s’agit peut-être d’une contrefaçon. Et si les douaniers contrôlent votre colis, la bonne affaire peut finalement vous coûter très cher.

Des contrôles journaliers à Bierset

Chaque jour, les douaniers procèdent à des contrôles sur le tarmac de Bierset. Certains sur base d’informations communiquées au préalable, d’autres de manière aléatoire. Si les agents des douanes soupçonnent une contrefaçon, la marchandise est arrêtée et stockée à l’aéroport. Une fois par semaine, les représentants des marques viennent sur place pour confirmer les soupçons. Le risque principal est de voir la marchandise confisquée puis détruite. Une indemnisation pourra être réclamée pour couvrir les frais de dossier et le coût lié à la destruction. En cas de grandes quantités ou de récidive, les marques peuvent porter plainte, certains cas peuvent aller jusqu’à l’amende, voire l’emprisonnement.

Mais les marques ne se retournent pas uniquement sur le consommateur, parfois lui-même trompé. Elles tenteront de remonter la filière pour identifier la source et attaquer le fabriquant.

300 douaniers et une soixantaine de marques réunis chaque année

Selon l’Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), le commerce international de produits contrefaits et de produits piratés représente 2,5 % du commerce mondial, soit 338 milliards d’euros.

Chaque année, un événement privé rassemble environ 300 douaniers et une soixantaine de marques. Leurs représentants informent les agents pour les aider à repérer les contrefaçons, communiquent sur les tendances, les nouveautés, les produits les plus recherchés et donc les plus contrefaits… Vêtements, sacs, médicaments, smartphones, piles, guirlandes de Noël, tous les domaines sont concernés. Le manque à gagner est important pour les marques, mais des questions se posent aussi sur ces filières parallèles, ce "black market", les conditions dans lesquelles sont fabriquées les marchandises, et les problèmes de sécurité. Certains objets contrefaits peuvent s’avérer dangereux pour les consommateurs. C'est le cas des médicaments, mais pas seulement. Le secteur automobile est également touché nous explique Guillaume Nocella, responsable du service protection des marques du groupe PSA. Sur internet, de nombreuses pièces contrefaites circulent, filtres, courroie de distribution ou encore plaquettes de frein.

L’e-commerce est en pleine expansion. En 2017, 360 000 colis sont passés par Bierset, alors que pour les dix premiers mois de cette année, l’aéroport a déjà reçu 3 millions de colis dont 1,2 millions pour le mois d'octobre.

Si vous avez un doute devant un produit, quelques indicateurs peuvent vous alerter : un prix anormalement bas, des finitions médiocres, une odeur de plastique ou de colle sur un produit qui devrait être en cuir, un lieu de vente inhabituel ou de la vente à la sauvette, les fautes d’orthographe sur les emballages et les notices.

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