A quoi sert l'argent que l'on verse à la SABAM?

Vous organisez une fête, une boum (comme on disait avant...), un DJ set (pour parler comme les jeunes), un souper fromage? Vous diffusez de la musique dans votre boulangerie? Mais avez-vous seulement pensé à la SABAM?

En effet, la SABAM (Société d’auteurs belge – Belgische auteurs maatschappij), on y pense souvent trop tard. Et dans plein de cas, lorsqu'on parle de la SABAM, c'est un peu comme avec les huissiers, c'est synonyme d'embrouilles, de factures qu'on estime injustifiées, et surtout incompréhensibles! C'était le cas notamment d'un organisateur d'événements -type apéro urbain- qui se demandait pourquoi il devait payer un forfait pour ses événements plus une licence annuelle de DJ parce qu'il lui arrive de proposer de la musique. Il se demande donc à quoi tout cela peut bien servir.

Répertoire musical mondial

Jerôme Vanwin, porte-parole de la SABAM, donne quelques explications : "Tout cet argent sert à rémunérer les auteurs et les éditeurs qui sont membres de notre société, ou à rémunérer des auteurs étrangers, membres de sociétés d'auteurs situées à l'étranger. En Belgique, la SABAM représente le répertoire musical mondial. On verse l'argent à la société d'auteurs qui représente les artistes dont les musiques sont passées durant la soirée. Si on prend l'exemple des héritiers de Brel, ceux-ci sont membres chez nous, et si par exemple du Brel est diffusé en France, ça sera la SACEM (équivalent de la SABAM en France) qui percevra les droits d'auteurs pour le compte des Brel, qui va ensuite nous transmettre les droits d'auteurs que nous reverserons aux Brel".

Une autorisation en dehors du cercle de famille

Il précise également les limites que la loi impose : "Si vous faites une soirée dans votre garage, dans votre cercle de famille, vous n'avez rien à payer. Par contre, si votre soirée est organisée en dehors du cercle de famille, vous devrez payer. C'est ce que la loi indique comme limite et à ce moment-là il vous faudra une autorisation de l'auteur. Dès que la musique est diffusée en dehors du cercle de famille, la loi précise en effet qu'il faut une autorisation de l'auteur, plus précisément de chaque auteur de chaque musique. Par contre, si vous faites une soirée chez vous en invitant un DJ, en dehors de votre cercle de famille, vous devrez payer la SABAM, car vous avez besoin de l'autorisation des auteurs qui sont les propriétaires intellectuels de toutes les chansons que vous diffusez, c'est comme ça qu'ils gagnent leur vie aussi. Vous devrez payer minimum 40 euros.

La SABAM possède un système de contrôle qui permet d'analyser le web et de voir toutes les fêtes qui sont programmées. Nous ne sommes pas toujours les bienvenus aux fêtes mais il faut aussi comprendre qu'on profite de cette musique pour que les auteurs soient rémunérés ...".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK