30 jours pour améliorer le monde avec sa fourchette : l'objectif du Veggie challenge !

Le Veggie Challenge, l’initiative de l’asbl EVA qui milite pour une alimentation sans viande, s'est achevé hier avec un bilan très positif !

23.722 participants en Belgique et 337.154 dans le monde.

Pendant un mois, l’asbl et ses partenaires (parmi lesquels Colruyt ou Bruxelles Environnement) ont aidé les consommateurs à diminuer leur consommation de viande. Les Belges qui souhaitent réduire les produits carnés mais qui manquent d'inspiration ont à leur disposition sur le site de nombreuses recettes savoureuses et rapides pour toute la famille.

L'objectif : convaincre

Comment cuisiner sans oeufs ? Où trouver des pâtisseries 100% végétales ? Convaincre les personnes intéressées, en leur fournissant des conseils, des outils pour manger de manière équilibrée, des réponses à leurs questions, c’était l’objectif annoncé du Veggie Challenge. Continuer à relever le défi chez soi reste accessible et chacun peut continuer à manger et cuisiner en suivant les nombreuses recettes et les trucs et astuces présentés sur le site web de l'asbl. 

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Affiche Le Veggie Challenge © Lavenir.net

Un soutien qui passe mal auprès de la FUGEA

La ministre wallonne de l’Environnement, de la Nature, et du Bien-être animal, Céline Tellier, a marqué son soutien à l’initiative sur sa page Facebook. "[…] toute initiative permettant de sensibiliser à l’impact de nos choix de consommation, comme le Veggie Challenge, est importante ", écrivait la ministre. Et c’est en réaction à cette marque de soutien que la FUGEA, la fédération des éleveurs et des agriculteurs, a pris la plume pour manifester son mécontentement dans un communiqué de presse. "La production et la consommation de viande doivent être mesurées. Mais cette communication est contre-productive et va à l’encontre de la transition de notre système alimentaire."

Consommer moins de viande et sauvegarder l'environnement

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Man giving cows hay on pasture © Getty Images/Johner RF

Pour l’Asbl Eva, consommer moins de viande est un geste pour le bien-être animal, pour la santé, mais aussi pour la sauvegarde de l’environnement. Il ne faut pas confondre tous les modèles agricoles, explique la FUGEA.

Il faut bien savoir de quel modèle agricole on parle. Le souci, c’est que ce genre de campagne attaque tous les modèles.

"C’est un enjeu qui est global, on ne peut le penser de manière locale, à l’échelle de la Wallonie ou de la Belgique. La consommation est telle qu’on a besoin de viande en provenance de l’extérieur ", rétorque Jessica Michelante, responsable du projet Jeudi Veggie pour l’asbl Eva.

 

S’interroger sur la provenance du contenu de notre assiette

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© Getty Images

Les éleveurs ont besoin des consommateurs pour soutenir une agriculture durable, soutient Hugues Falys, porte-parole de la FUGEA. Et ceux-ci ont un rôle à jouer : "Ils peuvent par exemple orienter le modèle agricole en n’achetant pas de produits issus de l’accord Mercosur, c’est-à-dire la viande brésilienne qui va avec la déforestation. Pourquoi ne pas plutôt favoriser les produits rémunérateurs pour les éleveurs et éleveuses ?"

D’autant qu’il n’existe pas d’agriculture bio sans élevage, poursuit la FUGEA. "Déjections utilisées comme fertilisants, rotation des cultures, … Le modèle le plus durable, respectueux de l’environnement et de la santé, c’est un modèle équilibré avec de l’élevage et de l’agriculture. Les engrais de synthèse y étant interdits, les déjections animales représentent une source de fertilité essentielle. Un Veggie Challenge dans les villes, et c’est la fin du bio dans les campagnes."

Tous les Belges ne deviendront pas végans demain.

Relativisent les responsables de l’association Eva. Même si les chiffres sont en progression, Bruxelles en compterait 4%.

Un point mettra d’accord tant la FUGEA que l'asbl EVA : l’importance de s’interroger sur la provenance du contenu de notre assiette.

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