3,5 millions d'Européens touchés par les subscription traps: méfiez-vous de ce qui est gratuit

C'est une très grosse arnaque, elle concerne 3,5 millions de consommateurs européens. En réalité, elle sévit depuis trois ans et porte un nom très bizarre : le subscription trap. Ses victimes favorites, ce sont les jeunes consommateurs.

Ils sont Belges, Autrichiens, Finlandais, Norvégiens, ... et via internet, ils ont reçu des offres attirantes de colis d’essai très intéressant. Sauf que cela débouche insidieusement sur des abonnements payants non sollicités. Voilà ce qu'on appelle le subscription trap! Et comme les plus jeunes consommateurs, tout comme les moins jeunes, ne connaissent pas toujours bien leurs droits, ça tourne vite à l'arnaque pure et simple ... 

Des attaques via les bannières publicitaires 

William Matgen, du CEC (Centre Européen des Consommateurs), vous aide à y voir plus clair dans ce type d'arnaque : " Ce sont très souvent des arnaques qui se font via les bannières publicitaires, souvent sur les réseaux sociaux, et notamment sur Facebook, qui vous propose alors d'essayer un produit gratuitement. C'est le cas par exemple pour des produits de beauté, des produits amincissants ou encore des anabolisants. On peut aussi vous proposez de gagner des téléphones mobiles. Mais le problème, c'est qu'il est écrit dans les petites lettres qu'après la période d'essai vous vous retrouvez lié à un abonnement mensuel, qui implique par exemple des prélèvements automatiques sur votre carte de crédit. En général, étant donné les produits et les canaux utilisés, c'est un public plutôt jeune qui est visé. Souvent les 18 - 25 ans.

Pour se défaire de cet abonnement, le premier réflexe à avoir est de contacter par écrit la société pour faire part de sa contestation. Si vous avez constaté des prélèvements sur votre carte de crédit, vous avez toujours la possibilité de contester les transactions auprès de l'émetteur de votre carte de crédit sur un site prévu pour cela, et vous pouvez également, si la société est basée en Union Européenne, faire appel au Centre Européen des Consommateurs "

Se méfier de ce qui est trop beau sur internet

Une fois de plus, il précise qu'il faut être vigilant lorsqu'on est sur internet : "Il y a un principe qu'il faut retenir sur internet, c'est que ce qui est trop beau pour être vrai ne l'est jamais. Si on vous propose donc un produit miracle gratuitement, il y a sûrement quelque-chose de louche derrière. Et très souvent les sites fonctionnent de la même manière, les messages sur la gratuité du produit sont tellement mis en avant qu'ils sont déjà un peu louches à la base.

Dans la plupart des cas, vous devez quand même donner vos coordonnées pour être concerné par la problématique. Mais il y a des cas plus pernicieux où simplement en cliquant sur l'annonce, l'arnaqueur reprend vos coordonnées Facebook et est susceptible de vous envoyer des e-mails voire des courriers si vous avez référencé votre adresse sur votre page Facebook. A ce moment-là, ils attendent le délai de rétractation de 14 jours pour vous envoyer le second colis. Et c'est là que vous comprenez que vous êtes tombé dans le piège ... ".

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