Taxe de mise en circulation: en 2016, le motard va casquer

A l'instar de ce qui s'applique à l'automobile, les deux-roues motorisés sont aussi soumis à une taxe de mise en circulation, la fameuse TMC. Celle-ci est calculée sur base de la puissance du véhicule et s'échelonne de 61,5 à 4957 euros. La loi existe depuis des années, mais le motard belge avait coutume de la contourner tout à fait légalement, grâce à la législation française. Jusqu'en fin d'année 2015, la France interdisait la vente de motos de plus de 100 chevaux. Les constructeurs devaient donc homologuer deux fois un même modèle de grosse cylindrée : une fois en version bridée (pour la France) et une fois en version libre (pour le reste de l'Europe). Forcément, les importateurs belges profitaient de cette double homologation pour vendre la plupart de leurs motos avec les papiers "100 chevaux". A quelques exceptions près, les Belges s'acquittaient d'une taxe de 123 euros. Mais ça, c'était avant !

Une loi française qui fait des vagues

Depuis le premier janvier 2016, l'exception française n'est plus de mise. Ce qui signifie que les nouveaux modèles ne bénéficient plus que d'une seule homologation. Les papiers sont identiques partout en Europe et le belge n'a plus d'autre choix que de payer les taxes liées à la puissance réelle. Dans le cas d'une moto de sport de 1 000 cc par exemple, la taxe est multipliée par vingt pour atteindre 2 478 €. Mais d'autres segments sont aussi concernés, comme celui des GT, les grandes routières, ou encore celui des roadsters musclés, sortes de sportives déshabillées. Evidemment, c'est sur ces machines à quinze ou vingt mille euros que la marge bénéficiaire est la plus importante. On peut donc logiquement craindre pour la survie du secteur.

Quelques exceptions

En cherchant un peu, on arrive toujours bien à trouver quelques nouveautés qui ne semblent pas encore concernées. Chez un constructeur japonais, on prétend jouer sur l'importation internationale pour proposer des papiers de 100 ch, sans donner plus d'informations. Un concurrent italien annonce aussi une version bridée de sa nouvelle sportive, "mais pour combien de temps encore ?" nous dit un vendeur. Dans une autre concession, deux modèles presque identiques et partageant le même moteur sont taxés différemment. Le premier a été homologué en 2015 tandis que le second, qui dispose d'un pare-brise et de valises, est considéré comme un nouveau modèle 2016. Autant dire que celui-ci est devenu quasi invendable.

Difficile de s'y retrouver puisqu'au sein d'une même marque, on peut trouver des exceptions. Mieux vaut se renseigner au moment de l'achat car l'Etat se rappellera vite à votre bon souvenir.

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