Paiements par Bancontact : les suppléments bientôt interdits

Faire payer la transaction Bancontact au client, ce sera bientôt fini.  Une interdiction préconisée par l'Europe et qui devrait être traduite en droit belge dès 2018.  C'est pourtant une pratique encore courante.

Aujourd’hui, si vous payez par carte, beaucoup de petits commerçants vous comptent un supplément de quelques centimes, surtout quand il s'agit de régler de petites sommes. Qui fait encore payer le payement par carte et surtout combien demande-t-on au client ? Nous avons fait le test en caméra cachée dans des commerces divers et variés.

Pour couvrir les frais

Nous nous sommes d’abord laissés tenter par les bonbons colorés d’une confiserie. Ici, si vous achetez pour moins de cinq euros, et que vous payez par carte, il vous en coûtera dix centimes de plus. C’est que l’utilisation du Bancontact entraîne des frais, explique le vendeur : "Ça coûte déjà très cher en temps normal. On paie un forfait de base qui comprend 100 à 500 communications, donc 100 à 500 transactions, et si on dépasse, à chaque fois, par palier, on doit payer un supplément. "

Pourtant parfois, ça reste gratuit

Certains ont pourtant décidé de ne pas faire payer les transactions Bancontact, quelles qu'elles soient. Nous achetons un paquet de chewing gum à 1.24€ dans une supérette et ici pas de supplément. "Non, nous on a laissé tomber" explique la caissière. "On l’a fait tout un moment, mais maintenant on ne demande plus rien." Idem dans cette librairie où nous payons par carte une boîte de Tic-Tac à un euro, sans le moindre supplément. "Oui, l’appareil a un coût", explique la dame derrière le comptoir, mais Monsieur prend ça à sa charge."

Plus surprenant, dans ce snack, on vous compte vingt centimes de suppléments si vous payez par Bancontact. Avec une carte de chèques repas électroniques, par contre, pas de supplément. "Sodexo, c’est un autre tarif " explique la vendeuse, "avec Bancontact on nous prend des indemnités dessus."

Toujours plus fort

Certains font très fort : dans ce night shop, on me demande trente centimes pour le paiement par carte, soit près de 25% de supplément par rapport au prix d'achat de mon magazine. Une nouvelle fois, le vendeur évoque le coût du service : "Vous avez la location ou l’achat de l’appareil, les transactions, tout ce que vous payez via Atos Worldline tous les mois. Moi j’ai des factures de 200, 300€ par mois pour toutes les transactions." Mais alors, question : comment allez-vous faire quand ces suppléments seront interdits ?  Réponse : "A un moment donné, s’ils ne réduisent pas les frais pour ce genre d’appareil, on n’acceptera plus le paiement par carte en dessous d’un certain montant d’achat."

La nouvelle loi qui interdit ces suppléments devrait entrer en vigueur l'année prochaine. Ils seront alors nombreux à devoir s'adapter.

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