Levée du voile au salon de l'auto : les secrets inavouables des hôtesses

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On n'est pas des pigeons a recruté une espionne de premier choix pour s'immerger dans le monde des hôtesses. Maureen Caltagirone, finaliste Miss Belgique et Miss Wallonie s'est prêtée au jeu de la caméra-cachée. Les confidences qu'elle a recueillies nous aide à dresser un portrait fidèle de la profession.

Dans les allées du salon de l'auto de Bruxelles, Maureen aborde les hôtesses en prétextant vouloir exercer le même job. En caméra-cachée et entre filles, les langues se délient. Une première hôtesse lui révèle une procédure de sélection. "Tu dois t'inscrire dans les agences d'hôtesses qui font le salon de l'auto, qui recrutent. Il faut être bilingue. Le client te choisit sur fiche-casting, déjà physiquement parlant, par rapport à tes mensurations." On s'en doutait un peu. On en a la certitude aujourd'hui, le physique est le premier critère de sélection.

2000 euros pour dix jours de salon

Une fois sur le salon, les relations des hôtesses avec leurs collègues de l'automobile sont plutôt cordiales, mais, le travail reste exigeant. "C'est très long et très fatiguant." avoue une hôtesse qui doit travailler dix jours d’affilée à près de dix heures par jours. Apparemment, les salaires, selon elles, sont corrects, même s'ils sont très variables. "Ça dépend! Si on est hôtesse normale, indépendante ou mannequin, ça dépend de l'agence aussi." En moyenne, elle gagne entre 10 et 12 euros de l'heure, avec des primes pour le travail du dimanche et les heures supplémentaires. Pour celles qui sont également étudiantes, le salon de l'auto est un bon job. "Il y a moyen de se faire beaucoup d'argent, ça, c'est sûr!" Certaines nous avouerons gagner 2000 euros sur les dix jours du salon.

Affronter les vieux dragueurs

Les relations des hôtesses avec les visiteurs sont plus problématiques parfois. "Il y a des gens qui sont chiants." n'hésite pas à confier une hôtesse. A la question de la drague, pratiquement toutes répondent qu'elles la vivent plusieurs fois par jour. "Il y en a. C'est souvent les vieux." Certaines parfois sont rassurées d'être réfugiées derrière un comptoir. "Il y a quelque chose entre nous. Si je suis là (NDLR : devant le comptoir, proche des visiteurs), c'est autre chose."

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