VOO: quand le raccordement passe par la chatière

Imaginez que votre raccordement Voo traverse la rue, longe toute votre habitation et passe par la chatière pour finir sa course dans votre garage… C’est le scénario invraisemblable qu’une habitante de Waterloo a vécu durant trois mois. 

Le 10 novembre, Ingrid contacte Voo suite à une panne. Résultat: l’entreprise dépêche un technicien qui annonce à la cliente qu’elle doit creuser un trou dans son jardin pour pouvoir procéder à une réparation. " J’ai dû faire ça à mes frais : 100 euros, précise cette pensionnée. Le problème, c’est que la semaine suivante, un deuxième technicien m’a dit qu’il fallait creuser dans le trottoir pour réparer la panne. J’ai donc payé pour rien et je me retrouve avec un affreux trou dans mon jardin ". En plus de cette intervention inutile, Ingrid subit de nombreux désagréments. Le câble qui traverse la rue, fait 40 mètres, et n’a aucune protection. Toutes les voitures qui passent en effet dans la rue roulent dessus, occasionnant des dégâts. " Voo a dû réparer deux fois ce fil, ajoute-t-elle… C’est invraisemblable. Mes voisins n’en croyaient pas leurs yeux. Ils avaient peur de l’endommager avec leur véhicule car ils pensaient que cela me couperait ma connexion ".

La bonne nouvelle, c’est que cette habitante du Brabant wallon a toujours bénéficié de son abonnement. Seul le téléphone a eu quelques couacs. Mais globalement, tout fonctionne. Et pour Voo, c’est l’essentiel. " Le problème ici, c’est qu’il fallait une autorisation communale pour faire les travaux, explique Patrick Blocry, porte-parole de Voo. Nous avons installé un câble provisoire en attendant que le feu vert soit donné ". Provisoire… Le mot fait sourire Ingrid Fusnecher. " Quand on vous dit ça, vous pensez que ça va durer quelques jours mais certainement pas trois mois ".

Tout est bien qui finit bien

L’histoire est cocasse mais se termine bien. Le lendemain de l’interview avec la Waterlootoise, des ouvriers sont venus réparer la panne, creusant ainsi dans les trottoirs. " Je n’ai jamais vu des travaux aller si vite, conclue Ingrid. J’avais reçu un avis de passage entre le 19 et le 26 février, et là, le 2, ils débarquent, comme par hasard, juste après que vous passiez. Tant mieux cela dit ! ".

Concernant le trou inutile à 100 euros, nous avons demandé à Voo si un dédommagement était envisageable. Réponse du porte-parole : " Nous allons voir si un geste commercial est possible sur son abonnement ". Parole tenue, puisque quelques jours plus tard, nous avons reçu un message d’Ingrid disant qu’elle avait reçu deux mois d’abonnement gratuits, soit l’équivalent de quelques 130 euros.