Une assurance pour son mobile? Vraiment utile?

Au mois d'août Johanna, 15 ans, reçoit un nouveau smartphone à 339 euros. Trois mois plus tard, on la bouscule à l'arrêt de bus. Son téléphone tombe, l'écran est fissuré. Heureusement, Alain, son père, avait souscrit l'assurance mobile de chez Orange. 8 euros par mois pendant six mois. Oui, mais au deuxième couac, l'assurance ne veut plus intervenir. Alain se demande: "A quoi sert une assurance?".

Au premier couac, une chute à l'arrêt de bus, l'engin avec son écran cassé part à la réparation moyennant un franchise de 30 euros, il revient une semaine plus tard. Jusque là, tout va bien, mais quelques semaines plus tard les ennuis commencent... L'assurance ne veut plus intervenir... Alain nous explique les circonstance: "L'écran est bleu-mauve et ma fille me certifie que non, il n'est pas tombé. Je retéléphone à cette assurance tout serein en me disant que c'est un problème de la réparation, vu que l'on ne voit rien de l'extérieur. Ils me posent la question: est-ce que le téléphone n'est pas tombé? Je certifie que non vu que c'est la réalité." Il y a une garantie d'un an sur les réparations. 

Le téléphone, "en panne", repart au centre de réparation mais cette fois, on lui refuse la prise en charge. Motif, l'écran interne de l'appareil est cassé. Alain est dépité. Il décide alors d'oublier ses valeurs et de mentir cette fois. Il rappelle l'assurance et tente le coup: "Je dis que ma fille a menti et que son téléphone est tombé et qu'elle n'avait pas osé me le dire" mais l'assurance reste sur la première version des faits qui a été enregistrée et ne veut toujours pas intervenir. Or la réparation est sous garantie d'un an.

Le porte parole, Jean-Pascal Bouillon de chez Orange, nous affirme que si Alain avait dit que l'appareil était tombé une deuxième fois, l'assurance serait intervenue. L'assurance mobile, si elle est contractée pendant un an, intervient pour deux sinistres. Alain aurait dû payer six mois supplémentaires. Alain se dit qu'il aurait du mentir...

Alain s'étonne aussi d'avoir dû payer encore les huit euros de l'assurance mobile pendant quelques mois après la casse du téléphone. Orange l'explique par le fait que c'est la carte Sim qui est assurée, pas le téléphone, et qu'il aurait dû demander une désactivation mais que donc le nouveau téléphone de sa fille était assuré. Personne ne l'en avait averti. 

L'assurance SPBP reste sur son avis et ne veut pas intervenir. Orange veut bien faire un geste commercial et lui rembourse 330 euros, soit le prix du téléphone neuf moins une franchise de 30 euros comme s'il avait été réparé. Alain est ravi mais il reste amer et ne prendra plus d'assurance... 

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