Les Bons Villers: domiciliée d'office dans la commune, Déborah conteste son changement d'adresse

C'est une histoire de changement d'adresse. Déborah est domiciliée à Marcinelle. Un beau jour, elle reçoit un avis de la commune de Les Bon Villers la domiciliant d'office dans cette commune. Naturellement, l'histoire est un peu plus compliquée que cela... Parmi les acteurs, il y a aussi un compagnon et un agent de quartier...

Déborah Buccarello a pris l'habitude, depuis quelques semaines, de se rendre quotidiennement chez son compagnon à Les Bon Villers. Elle rentre sa voiture dans la propriété. Mais, surprise! Un jour, elle reçoit un avis de l'administration communale lui demandant de faire son changement d'adresse. Elle se renseigne et tout semble rentrer dans l'ordre jusqu'au jour où elle reçoit un second avis : "Je suis en contact avec la même dame que la première fois. Je lui dis : c'est quand même fort parce qu'on me dit que la situation est réglée donc je ne m'inquiète de rien. Et là, je vois "inscription d'office". Elle me dit : oui, mais l'agent de quartier m'a répondu que votre voiture est là depuis deux mois donc que vous devez faire votre changement d'adresse. Moi, je ne vois pas pourquoi, au bout de deux mois, je devrais changer d'adresse"

L'agent de quartier qui selon Déborah n'a posé aucune question à son compagnon aurait-il agit avec trop de zèle? Nous avons voulu en savoir plus auprès du bourgmestre de Les Bon Villers, Emmanuel Wart : "Il ne m'appartient pas de valider les échanges verbaux sur la procédure. Un proverbe dit "les paroles s'envolent et les écrits restent". Moi, mon rapport Etat-civil Population est clair : la personne n'a pas répondu en se présentant à la convocation qui lui a été adressée". Déborah n'est vraiment pas contente. Elle a déposé plainte auprès du comité P. Elle estime qu'elle a le droit de rendre visite quotidiennement à son compagnon sans changer d'adresse et réfute toute tentative de fraude sociale : "Aucune fraude sociale puisque je travaille à temps plein et mon compagnon aussi. On ne touche aucune allocation du chômage ou de l'Etat".

A la commune de Les Bons Villers, le bourgmestre reste sur ses positions malgré les plaintes de Déborah à l'encontre de l'agent de quartier : "Cette enquête a été validée par deux de ses supérieurs hiérarchiques direct, l'inspecteur de proximité et le supérieur de la zone de police. Donc, réduire cette enquête de police à un entretien singulier ou à une "enquête" de l'agent concerné est pour moi un peu trop court". Le changement d'adresse a été décidé. Reste encore un recours possible pour Déborah à introduire auprès du ministère de l'Intérieur.