"Zizi sexuel l'expo" revient à la Cité des Sciences à Paris

L'exposition "Zizi sexuel" à la Cité des Sciences à Paris répond aux questions des 9-14 ans sur l'amour et la sexualité le 10 octobre 2014 avant l'ouverture au public le 14 octobre
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L'exposition "Zizi sexuel" à la Cité des Sciences à Paris répond aux questions des 9-14 ans sur l'amour et la sexualité le 10 octobre 2014 avant l'ouverture au public le 14 octobre - © Patrick Kovarik

"C'est quoi être amoureux?", "Comment on embrasse?": sept ans après son premier succès et une tournée européenne, l'expo "Zizi sexuel" revient à Paris pour répondre aux questions des 9-14 ans sur l'amour et la sexualité.

Nadia et Titeuf, les deux personnages du "Guide du Zizi sexuel" de Zep et Hélène Bruller, sont de retour à la Cité des Sciences à partir de mardi et jusqu'au 2 août prochain, pour animer cette exposition décomplexée, mais qui veille à préserver la pudeur des pré-ados et des parents.

Emergence des réseaux sociaux, adoption de la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels: il s'en est passé des choses en sept ans. Pourtant l'exposition, qui avait attiré 340.000 visiteurs à Paris en 2007, est restée rigoureusement la même.

"Le contexte a sensiblement changé, on en est bien conscients, mais les questions fondamentales que se posent les enfants sont restées les mêmes: c'est quoi la puberté? c'est quoi faire l'amour?...", explique à l'AFP Maud Gouy, commissaire de l'exposition.

"Cette exposition est d'autant plus d'actualité que le contexte a changé", estime-t-elle. "On s'aperçoit qu'il y a de plus en plus d'insultes sexistes, homophobes, dans les cours de récréation. Dans cette exposition on prône des valeurs qui nous paraissent essentielles, comme le respect, la tolérance, le consentement mutuel".

"On sait qu'un enfant sur trois, à 12 ou 13 ans, a vu un film ou des images pornographiques, on sait que le cyber-harcèlement est très présent, donc cette exposition a toute sa légitimité", assure-t-elle.

Un peu, beaucoup, passionnément

L'entrée de l'exposition se fait sous un grand coeur. "Je tenais à ce que cette exposition redore l'idée de l'amour, mette en avant le sentiment amoureux, le plaisir d'être ensemble, la tendresse", précise Maud Gouy.

On peut s'allonger sur le lit en forme de coeur de Nadia pour visionner de célèbres scènes d'amour du cinéma.

Tout au long du parcours, la BD, le dessin, permettent d'éviter de choquer. Il n'y a jamais de vraies images de vraies personnes.

"Tout ce qui a été mis en place tient vraiment compte des enfants, de leur personnalité, de leur sensibilité", souligne Maud Gouy.

C'est aussi pour cette raison que les différentes manipulations sont surdimensionnées, histoire de désinhiber les plus gênés. "C'est une exposition qui se veut drôle, mais avec un support scientifique de qualité", dit Maud Gouy.

Un "amouromètre" pour savoir combien on aime en serrant un gros coeur, une marguerite géante à effeuiller pour voir si on nous aime un peu, beaucoup, passionnément, une "ola" des capotes... On s'amuse.

On apprend aussi: le "pubertomatic" montre, en jouant la carte de l'exagération, comment se transforme le corps à la puberté, pour les filles et les garçons. Dans la "salle de classe", on découvre comment on fait un bébé. Toujours avec beaucoup d'humour et de décalage.

"On a travaillé pour ne jamais déranger les enfants", souligne Maud Gouy. "C'est important d'exagérer, parce que si on est trop réaliste, ça fait peur".

Un espace aborde des questions intimes: les parents restent à l'extérieur. "C'est surtout une barrière symbolique", pour montrer que certaines choses doivent rester de l'ordre du privé, explique la commissaire de l'exposition.

Le parcours comprend aussi des mises en garde sur les dangers que peuvent rencontrer les enfants, sur internet ou dans la rue.

Et on repart avec un peu de poésie dans la poche, grâce à la "machine à déclarations" qui fournit à la demande des poèmes personnalisés pour la personne aimée. Un gros succès.

Au total, l'expo "Zizi sexuel" a été vue par un demi-million de personnes en France et en Europe.


AFP
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