Yves Klein, 100% bleu

Il considérait le ciel bleu comme sa première œuvre d’art. De là, Yves Klein crée un bleu, plus que le bleu ciel, un bleu outremer, cosmique, pur, rare et unique. À l’aube des années 1960, il met au point l’IKB, l’International Klein Blue, à force de recherches. Son brillant est conservé grâce à un liant chimique particulier. Le résultat inspire calme, luxe et volupté. L’air de rien, Yves Klein a révolutionné la peinture et l’art conceptuel.

L’artiste à la carrière brève mais fulgurante (1954-1962) ne voulait pas de la peinture de chevalet, du motif, ne voulait pas de tableau. Il voulait seulement de la couleur en monochrome pour se fondre dans le cosmos, créer une expérience d’infini et de liberté totale. C’est cette couleur qui va dominer dans beaucoup de ses œuvres.

Bien plus qu’un peintre

Klein se veut aussi artiste performatif: dans des vidéos, il met en scène des femmes nues qui s’enduisent littéralement le corps du fameux pigment. Devenues "pinceaux vivants", elles impriment une trace de vie à même la surface du tableau. Une démarche osée à l’aube des 1960. Avant-gardiste, il est convaincu par son travail malgré les critiques.

Mais Yves Klein est multidisciplinaire car il travaille aussi avec le feu, ou s’essaye à la sculpture. BOZAR lui consacre une exposition petite mais complète et très accessible contenant une trentaine d’œuvres. C’est à voir jusqu’au 20 août prochain.

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