Youth for Climate manifeste pour plus de cohérence dans la politique climatique de l'UE

Une quinzaine de jeunes du mouvement Youth for Climate, selon l’estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté vendredi en début d’après-midi dans la rue de la Loi, au coeur des institutions européennes à Bruxelles. Ils veulent que l’Union européenne (UE) fasse transparaître ses ambitions climatiques dans l’ensemble des politiques qui sont actuellement décidées pour les sept prochaines années.

Chacun des manifestants portait une pancarte avec des messages comme "Withdraw the CAP now" ("Retirez la Pac maintenant"), "Action speaks louder than words" ("L’action est plus forte que les mots"), ou encore "Nous préférons notre avenir à votre confort".

Une crainte sur aux ambitions

Youth For Climate estime que les politiques récentes de l’Union Européenne ne sont pas cohérentes avec le futur qu’elle promet. Si le mouvement jugeait déjà que le Green deal manquait d’ambition, il craint aujourd’hui que même les quelques avancées conclues soient compromises.

"On manifeste en nombre réduit à cause du coronavirus, mais les décisions sont aujourd’hui tellement décisives qu’on ne peut pas ne rien faire et rester dans nos bulles de réseaux sociaux", explique Adélaïde Charlier, co-organisatrice de Youth For Climate. "La Pac, la Politique Agricole Commune qui est négociée actuellement, se focalise principalement sur l’agriculture massive et intensive et ne prend pas en compte la santé de nos sols, des plantes… Cette Pac ne soutient que très peu les plus petites fermes à taille humaine. L’UE dit mettre le climat au coeur de ses politiques, puis vient nous parler d’agriculture intensive."

Il faut aussi pouvoir être cohérent avec le budget

Par ailleurs, les jeunes s’inquiètent du montant du budget européen dédié au climat. "Nous, on dit aux dirigeants européens que tant qu’il y a encore une part du budget dédié aux énergies fossiles, peu importe le pourcentage, vous êtes en train de construire un budget pour détruire notre planète, à côté du budget pour la sauver et cela n’a aucun sens", conclut Adélaïde Charlier. "Il faut aussi pouvoir être cohérent avec le budget. On réalise que ces deux décisions qui sont en train d’être prises pour les sept prochaines années sont cruciales car le Giec (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) dit dans son rapport qu’il nous reste huit ans avant d’avoir 66% de chance d’atteindre les accords de Paris".

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