Week-end sans alcool : une diminution visible des accidents de la route ?

Ce lundi à 6h s’est achevé le premier week-end sans alcool de 2020. Un week-end de contrôles supplémentaires, qui entendent dissuader les conducteurs de prendre le volant sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants. La police n’a pas encore communiqué les chiffres, mais à l’Agence wallonne de la sécurité routière, on est confiant. "On espère que le taux de positif aura encore diminué par rapport à l’édition précédente en juin, où il était de 1,67%", expliquait Anne Salmon, directrice du département dans Matin Première ce lundi. La période de "dry january", le mois de janvier sans alcool, pourrait y contribuer.

C’est la neuvième édition du week-end sans alcool, qui porte ses fruits, selon Anne Salmon : "on constate effectivement qu’on a plus ou moins 25% d’accidents avec alcool pendant les week-ends habituels contre 20% pendant les week-ends sans alcool, et voire parfois 15%." Ces contrôles influent sur le comportement des automobilistes, et leur prise de conscience du risque de se faire contrôler. "50% des gens estiment qu’il y a seulement une très petite chance d’être contrôlé et 20% estiment qu’il y a une petite chance, donc il y a encore pas mal de marge pour montrer que la chance est réelle", précise Anne Salmon.

Vers une tolérance zéro ?

Qui sont les conducteurs testés positivement ce week-end ? Difficile de dresser un profil-type. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’agit pas que de tout jeunes. "On a plutôt une tranche des 26-39 ans qui sont davantage contrôlés positifs et ce sont essentiellement, pour la grande majorité, des conducteurs masculins", affirme Anne Salmon.

Les résultats plutôt encourageants des derniers week-ends de prévention posent la question : peut-on imaginer une tolérance zéro alcool au volant ? Pour l’agence wallonne de sécurité routière, c’est l’objectif, au moins pour les conducteurs débutants. "Mais on est plus mitigé pour l’interdiction totale pour l’ensemble des conducteurs parce qu’on a quand même 92% des conducteurs impliqués dans un accident qui ont un taux au-delà de 0,8 gramme par litre de sang, nuance Anne Salmon. Ça impliquerait donc pour la police de consacrer du temps et des moyens pour des conducteurs qui ne sont pas les plus dangereux." D’autant plus qu’une réglementation plus stricte ne sera pas forcément plus respectée pour autant.

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