Malgré l’interdiction, des centaines de manifestants se sont rassemblés au bois de la Cambre puis ont marché vers le quartier européen

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La Boum 3, la Manifestation européenne pour la liberté, la manifestation internationale des soignants, la manifestation pour alerter sur la situation des Ouïghours… au total, neuf manifestations ont été annoncées pour ce week-end à Bruxelles et seulement une a reçu une autorisation, à savoir le rassemblement statique de "La Santé en Lutte" annoncée au centre-ville de Bruxelles.

 C’est l’absence de garantie au niveau du respect des règles sanitaires qui a motivé le refus d’autoriser les mobilisations au bois de la Cambre, selon la porte-parole du bourgmestre, Wafaa Hammich. Certaines manifestations interdites ont tout de même eu lieu et ont rassemblé jusqu’à 2000 personnes au Bois de la Cambre selon les journalistes sur place. La police, elle, dresse un bilan provisoire de 500 personnes.

La zone de Bruxelles-Capitale-Ixelles avait annoncé une présence en force dans et aux alentours du Bois de la Cambre ce samedi.

Plusieurs manifestations ont débuté au Bois de la Cambre

Peu avant 15h, ce samedi, selon nos observations, un peu moins d’un millier de personnes se sont rassemblées au Bois de la Cambre. "Aux champs Elysées", les manifestants présents ont commencé par chanter dans une ambiance bon enfant, sans masque ni distanciation sociale. C’est exactement ce que certains d’entre eux dénoncent : une dictature sanitaire. Sur les parapluies jaunes, des signes de "paix" et des cœurs sont dessinés. Sur les mats, des drapeaux allemands, néerlandais, belge et luxembourgeois.


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La foule était hétéroclite : certains étaient là pour réclamer plus de liberté et de démocratie. D’autres pour critiquer gouvernement, presse, vaccins ou gestion de la crise. Sans masque ni distanciation, ils ont écouté des discours pendant près de deux heures.

Les personnes répondant à l’appel de l'"European Demonstration for Freedom & Democracy" dénonçaient les atteintes aux libertés individuelles dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Elles étaient présentes en nombre. Cette manifestation est organisée à l’initiative de la plateforme "European United".

"Nous avons décidé de venir ici, oui, explique une Allemande à notre micro. Avec d’autres citoyens européens qui pensent aussi de manière critique et pas comme les gouvernements veulent que nous pensions."

Marche en soutien à Jürgen Conings

Dans la foule également, des manifestants étaient là en soutien à Jürgen Conings, le militaire fugitif et proche de l’extrême droite.

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Plusieurs personnes qui soutiennent la cavale du militaire Jurgen Conings sont présentes cet après-midi au Bois de la Cambre © Tous droits réservés
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Peu avant 17 heures, certains manifestants ont quitté le Bois de la Cambre. Leur objectif : se rendre dans le quartier européen. Le cortège s’est mis en route… sous escorte policière. Selon une source policière, ils ont été autorisés à aller jusqu’au quartier européen.


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"Nous voulons remettre une pétition signée par 80.000 personnes pour réclamer le retour de nos droits constitutionnels", explique l’une des manifestantes. "Plusieurs pays sont réunis ici, tous pour la même raison."

Le cortège est arrivé près de la Commission européenne vers 18h15. La police a interdit l'accès à la place avec du fil barbelé et une ligne de 40 agents en tenue anti-émeute a empêché les manifestants de s'approcher.

"Liberté, liberté", "la police avec nous", "faire tomber les masques" étaient les slogans. Quelques heurts ont éclaté entre la police et les manifestants. D’un côté, la foule a tenté de caillasser les agents. La police a répondu avec quelques coups de gaz lacrymogènes rapides et isolés.

Vers 19h, la foule s’est dispersée. Certains ont fait demi-tour alors que d’autres sont restés au parc du Cinquantenaire.

En début de soirée, quelques manifestants étaient de retour au bois de la Cambre dans une ambiance loin d'être insurrectionnelle. Les combis de police sont partis, laissant quelques agents monter la garde. 

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