Vous pouvez sauver des vies: des formations pour réagir face à l'urgence débutent en mai

Vous pouvez sauver des vies: des formations pour réagir face à l'urgence débutent en mai
Vous pouvez sauver des vies: des formations pour réagir face à l'urgence débutent en mai - © Jonas Hamers / ImageGlobe - BELGAIMAGE

Comment réagir face à une situation d'urgence? Quels sont les gestes à adopter? Comment appeler les secours ? Autant de questions que chaque personne est amenée à se poser face à un incident. Souvent démunie, elle ne sait tout simplement pas comment réagir. C'est pourquoi la Région bruxelloise relance, pour la troisième année consécutive, des formations "Comment réagir face à l'urgence". Mises en place en 2016, après les attentats de Bruxelles en mars, ces formations ont pour but d' "encourager les citoyens à se familiariser aux gestes qui sauvent et aux bons réflexes à avoir en cas d'urgence", explique Cécile Jodogne, la secrétaire d'Etat à la Lutte contre l'incendie et l'Aide médicale urgente. A Bruxelles, 2500 personnes ont été formés à réagir face à l'urgence depuis 2016.

Focus sur la réanimation cardio-vasculaire

Cette année, la formation durera trois heures, au lieu de deux car les services de secours ont décidé d'aborder la réanimation cardio-pulmonaire. "Se retrouver face à une victime qui est inconsciente et qui ne respire plus, ça arrive bien plus souvent que d'autres situations. C'est une urgence vitale. Le citoyen est le premier maillon de la chaine. Sans lui, la suite ne peut pas arriver ou beaucoup plus difficilement", estime Marie Dimostheniadis, responsable Formation Premiers Secours pour la Croix-Rouge.

Comment réagir?

Si on n'a jamais été confronté à de telles situations, on ne sait généralement pas comment réagir. Pourtant, des gestes simples peuvent faire gagner du temps et sauver des vies. "D'abord, il faut penser à sa sécurité. Si on veut aider quelqu'un et qu'on est soi-même en danger, ça va être compliqué. La deuxième chose, c'est de faire un bon appel 112 en donnant un maximum d'informations précises et de rester calme. Parfois, par manque d'informations, l'envoi des secours est fait à l'aveugle", raconte Nicolas Vindevogel, pompier et formateur.

Des objets du quotidien peuvent sauver des vies

Des gestes simples et des objets du quotidien peuvent faire gagner du temps. Des objets absorbants, comme des serviettes hygiéniques, des couches, des tampons peuvent réduire les saignements en attendant les secours. En cas de plus grosses hémorragies, un garot est primordial. Il peut être fait à l'aide d'une cravate, d'une écharpe ou même d'une anse de sac à main. Pour améliorer son efficacité, une brosse à cheveux peut être attachée pour servir de levier. "En tournant, ça va me permettre d'augmenter la pression que j'ai mise avec la cravate et arrêter l'hémorragie", explique le pompier.

Chaque formation de premier secours dure trois heures. Au total, 48 séances sont programmées de mai à décembre, chaque premier week-end du mois. Près de 1000 places seront disponibles, mais il faut au préalable s'inscrire sur ce site.

 

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