Voile: un médecin en Savoie autorisée à porter une "charlotte islamique"

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Le directeur d'un hôpital de Savoie, où une femme médecin de confession musulmane porte une charlotte remplaçant son voile, a insisté jeudi sur le fait que que le "principe républicain de laïcité avait été respecté", jugeant que "l'affaire était close".

Cette affaire, qui fait "polémique" à Bassens, où est situé le centre hospitalier spécialisé de la Savoie (CHS) selon le quotidien le Parisien jeudi, "a été montée en épingle" estime le directeur, Jean-Maurice Lasserre.

A la suite des articles parus dans la presse, M. Lasserre a expliqué avoir reçu jeudi matin la jeune femme médecin, qui lui a dit "ne guère apprécier cette publicité et ne pas souhaiter en rajouter".

Pour le délégué CGT du CHS Jacky Piggio, cité par le quotidien, si "la charlotte ne peut pas être assimilée à un voile islamique, elle ne fait pas pour autant disparaître le caractère ostensiblement religieux ou communautariste, si elle est investie en tant que telle par la personne qui la porte".

M. Lasserre a confirmé à l'AFP que courant juin, lors d'un entretien d'embauche, cette femme médecin s'était présentée voilée devant la directrice des ressources humaines de l'établissement, spécialisé en psychiatrie.

La direction et la praticienne étaient alors "tombées d'accord" sur le port de cette charlotte, en lieu et place du voile, une pratique déjà utilisée par d'autres établissements médicaux, a précisé M. Lasserre.

"La charlotte est un équipement médical et en aucun cas un signe religieux", a souligné le directeur du CHS, en précisant que cette disposition avait été expliquée au personnel de l'hôpital ainsi qu'aux patients, sans que cela ne pose de problème.

"Si on avait refusé de la recruter, c'est là que la discrimination aurait sauté aux yeux", a affirmé M. Lasserre, pour qui le "principe républicain de laïcité a été respecté".

M. Lasserre a ajouté que l'Agence régionale de santé avait été saisie par la CGT sur le sujet et qu'à sa connaissance, elle n'y avait pas donné suite.


AFP

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