Les enfants de familles pauvres sont discriminés en matière de santé

Les enfants pauvres ont plus difficilement accès aux soins de santé en Belgique
Les enfants pauvres ont plus difficilement accès aux soins de santé en Belgique - © Nevit Dilmen - wikipedia.org

L'accès aux soins de santé: un droit dont les enfants devraient pouvoir bénéficier sans aucune restriction. Et pourtant, dans les faits, le droit à la santé est inévitablement lié au statut socio-économique des familles. Les plus démunies d'entre elles n'y ont pas accès et les enfants en sont les premières victimes.

Les professionnels de la santé sont aux premières loges pour constater les dégâts physiques:"il faut regarder par exemple l'état des dents', note le docteur Pierre Hendrick, généraliste bruxellois. "ou des oreilles, regarder s'il y a des maladies cutanées,..."

Autre constat, à la limite entre le physique et le psychologique: "beaucoup d'enfants de familles pauvres ont des troubles du langage, des retards, une certaine pauvreté du vocabulaire, ce qui les met d'ailleurs en difficulté au niveau scolaire, parce qu'on emploiera régulièrement des mots qui ne sont pas signifiants pour eux, etc."

Même si se soigner est devenu plus accessible, la réalité est bien là. Bernard Devos, délégué général aux droits de l'enfant: "imaginez que des enfants doivent plisser les yeux, en classe, parce que des parents on dû faire le choix entre acheter des lunettes ou payer la tartine, dans le cartable, jusqu'à la fin du mois. Imaginez aussi que des enfants sont interdits de soins dans des structures hospitalières en raison de dettes contractées par leurs parents,... ce sont des situations que je ne pensais pas vivre et connaître en Belgique!"

La qualité de la nourriture ou encore du logement: autant de conditions de vie déterminantes en terme d'inégalités sociales de santé.

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