Viva for Life: 4 enfants sur 10 en situation de déprivation matérielle à Bruxelles

 

Avoir deux paires de chaussures par an, disposer de livres adaptés à son âge, bénéficier d’un loisir régulier, ou encore consommer des protéines, une fois par jour, voilà des critères qui permettent de calculer la déprivation matérielle des enfants. Il s’agit d’une autre manière d’évaluer la pauvreté, plutôt que de se baser sur une logique strictement monétaire.

Cet indicateur, utilisé à l’échelle européenne, Anne-Catherine Guiot, chercheuse à l’Institut Wallon de l’Evaluation, de la Prospective et de la Statistique (IWEPS) s’en sert abondamment: "une fois qu’on a les informations sur les conditions de vie des enfants, on regarde les enfants qui cumulent plusieurs problèmes. En l’occurrence, on a pris un cumul d’au moins trois problèmes comme critère de déprivation matérielle des enfants. En prenant ce critère-là, on se rend compte qu’aux alentours de 4 enfants sur 10 sont en situation de déprivation matérielle à Bruxelles, un enfant sur 5 en Wallonie, et un peu plus d’un enfant sur 10 en Flandre".

Et il existe tout un ensemble de situations à risque, qui créent les conditions de déprivation matérielle des enfants: "d’abord, les familles monoparentales qui sont clairement très à risque: plus d’une sur deux en Wallonie, est en situation de pauvreté. Et puis vivre dans un ménage où on ne travaille pas, ou peu, représente aussi clairement un facteur de risque très important. Et encore d’autres facteurs: l’immigration, par exemple. On voit clairement que les personnes en situation d’immigration sont plus à risque que les personnes d’origine européenne en Belgique."

Autant de situations qui montrent bien que le phénomène est loin d’être marginal en Belgique…

 

 

 

 

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