Visites suspendues à Nivelles : le dilemme des maisons de repos face à la recrudescence de cas de coronavirus

Dilemne des maisons de repos face à la recrudescence de cas de coronavirus: à Nivelles, les visites sont à nouveau suspendues
2 images
Dilemne des maisons de repos face à la recrudescence de cas de coronavirus: à Nivelles, les visites sont à nouveau suspendues - © DIRK WAEM - BELGA

A la maison de retraite "Nos Tayons" de Nivelles, les visites sont suspendues et les retours en famille des résidents également. La décision a été prise suite au cas positif constaté au sein de l’institution. Face à l’augmentation du nombre d’infections en Belgique, ils ne veulent prendre aucun risque. Dans d’autres maisons de repos, les mêmes questions se posent. Doit-on oui ou non à nouveau interdire les visites ?


►►► À lire aussi : Suivez l’évolution de l’épidémie de coronavirus en Belgique avec ces graphiques mis à jour en temps réel


C’est un cas positif au sein de la maison de retraite qui a poussé les autorités communales, en collaboration avec le gouverneur de la province du Brabant wallon, à prendre cette décision : les visites sont suspendues dans la maison de repos nivelloise et ce depuis le week-end dernier : "Il reste des exceptions notamment pour les résidents dans le cadre d’une fin de vie. Là, la famille peut tout de même venir, explique Colette Delmotte, de la liste du bourgmestre et présidente du CPAS de Nivelles. C’est aussi face à la recrudescence des cas en Belgique. Et puis nous avons aussi remarqué que malgré la bonne volonté des gens, des familles, les gestes d’hygiène sont parfois compliqués à respecter donc nous préférons ne prendre aucun risque avec ce public déjà plus fragilisé face à la progression de la maladie".

Des mesures avaient déjà été prises avant ce cas positif en constatant l’augmentation de cas en Belgique : les visites ne se tenaient déjà plus qu’à l’extérieur. La bulle sociale au sein des bâtiments était à nouveau limitée à 10 personnes. Désormais c’est donc toute visite qui est impossible : "Nous allons faire tester 30 membres du personnel ce 24 juillet afin d’écarter le risque de contamination par cette voie".

Des visites suspendues jusqu’au lundi 27 juillet mais ensuite, elles se tiendront à l’extérieur si la météo le permet et dans le sas spécialement aménagé dans une tente avec un système audio en cas de mauvais temps.

A Jambes, on redéconfine après une autre suspicion

Un autre cas a été suspecté dans une maison de repos de la ville de Namur "Les Chardonnerets". Face au risque, là aussi la direction a pris la décision d’interdire toute visite le temps d’obtenir les résultats du test. Le résident n’a finalement pas été infecté par le Covid-19, les portes de la maison de repos sont donc à nouveau ouvertes: "On a vécu des confinements et déconfinements en série et là nous repassons donc en déconfinement, explique Philippe Noël (ECOLO), président du CPAS de Namur. On a mis en place une communication intensive avec les familles car nous devons toujours nous adapter à ces changements successifs, c’est un véritable enjeu".

Ces deux situations restent emblématiques de la situation tendue que vivent les maisons de repos en Belgique aujourd’hui. Des décisions délicates à prendre. Après l’assouplissement des mesures concernant les visites depuis juin, cette nouvelle augmentation des cas inquiète : "Les maisons de repos ne seront sans doute pas épargnées par une deuxième vague si elle arrive en Belgique. Cela génère des questionnements d’autant que parmi le personnel, certains sont évidemment en congé vu la période estivale. On plaide aussi pour avoir les outils nécessaires et donc un testing régulier pour être certain de prendre les bonnes décisions. Cela reste un lieu fragile donc c’est essentiel pour la gestion. Il a fait ses preuves".

Le président du CPAS namurois plaide pour une "photographie" complète de la situation sanitaire pour les résidents et le personnel et donc un testing toutes les 6-7 semaines afin de bien vérifier que toutes les personnes qui fréquentent les maisons de repos n’ont pas contracté la maladie vu aussi le nombre de cas asymptomatiques.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK