Viol collectif de Chaudfontaine: que risquent les violeurs présumés et les personnes qui ont partagé la vidéo?

Sept jeunes ont été interpellés dans le cadre d’un viol collectif filmé et diffusé sur le réseau social Snapchat. Il s’agit de cinq mineurs et de deux personnes majeures. « Tous ont été interpellés cette semaine, les deux jeunes adultes ayant été inculpés de viol et placés sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction. Leur mandat d’arrêt a été confirmé vendredi dernier par la Chambre du Conseil. Les 5 mineurs d’âges ont été placés en IPPJ fermé », a indiqué Catherine Collignon premier substitut du procureur du Roi de Liège.

Les peines que risquent les auteurs présumés dépendront de leur profil, mais aussi des faits qui leur seront reprochés. Pour les deux adultes, inculpés de viol, « le tribunal correctionnel pourrait prononcer des peines qui vont entre cinq et vingt ans de prison en fonction de l’âge de la victime, sachant qu’on fait une distinction si elle a moins de 14 ans, si elle a moins de 16 ans ou si elle a moins de 18 ans », explique Martin Aubry, avocat spécialisé en droit de la jeunesse.

Si la victime a moins de 18 ans, les peines peuvent atteindre 10 à 15 ans de prison. Elles peuvent grimper entre 15 à 20 ans si la victime est âgée de moins de 16 ans.

Pour les cinq personnes mineures interpellées dans cette affaire, « c’est toujours les mêmes mesures qui peuvent être prononcées par le tribunal de la jeunesse, par exemple, des placements en IPPJ », poursuit l’avocat.

Dans ce dossier, les mineurs ont, en effet, été placés en IPPJ (Institutions publiques de protection de la jeunesse) pour des durées allant d’un à trois mois. Au bout de ce délai, les mineurs seront réévalués devant le tribunal de la jeunesse. Celui-ci pourra décider de prolonger la durée de l’IPPJ ou d’autres mesures, comme des travaux d’intérêt général.

Que risquent les personnes qui ont diffusé les images ?

Les personnes qui ont vu ces images sur le réseau social et qui les ont diffusées, sans en avertir les forces de police, pourraient être poursuivies. « On parle de peines, avec diverses circonstances aggravantes, qui peuvent aller jusqu’à 15 ans de prison », explique Martin Aubry. Dans ce cas-là également, il faut faire la distinction entre mineur et majeur. « Soit on est majeur, on passe devant un juge d’instruction et éventuellement, on peut être placé sous mandat d’arrêt et comparaître devant le tribunal correctionnel. Soit on est mineur, on repasse devant un juge de la jeunesse avec un éventuel placement en IPPJ. »

Les cinq mineurs devront repasser devant le juge de la jeunesse pour une première réévaluation. Ce sera à la fin de la durée de l’IPPJ. Quant aux deux personnes majeures, ils devront repasser devant la Chambre du Conseil dans un mois. Elle statuera sur la prolongation de leur détention préventive.

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