Vini, Birre, Ribelli: le salon Slow Food qui va couronner le lambic traditionnel

Vini, Birre, Ribelli: le salon Slow Food qui va couronner le lambic traditionnel
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Vini, Birre, Ribelli: le salon Slow Food qui va couronner le lambic traditionnel - © Tous droits réservés

Le salon Vini, Birre, Ribelli a lieu le weekend des 26 et 27 novembre à Bruxelles. Pour sa troisième édition, cet événement faisant la part belle aux producteurs artisanaux de vins et de bière se tient dans l'ancien garage Citroën Yser, appelé à devenir un Musée d'art contemporain en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris.

L'espace est plus grand que lors des deux précédentes éditions, mais malgré cela, les organisateurs, liés au mouvement Slow Food, affichent leur volonté de maîtriser leur croissance: "On ne sera jamais Megavino", dit Patrick Böttcher, en référence au maxi-événement vin bruxellois au Heysel.

Le salon des découvertes

Bon, propre et juste : outre cette proximité affirmée avec le mouvement fondé par Carlo Petrini en Italie et basé sur le rejet du fast food, de la malbouffe et de l'industrialisation effrénée de nos modes alimentaires, ce qui différencie aussi Vini, Birre, Ribelli, c'est le recherche de la nouveauté dans un esprit de retour aux basiques : vins naturels, en biodynamie, petites productions, terroir...

Du côté des vignerons, les principaux contingents sont sans surprise français et italiens. L'accent est donc mis sur la découverte, avec ses surprises pour le palais : "La perfection n'est pas de ce monde", note l'un des organisateurs, Patrick Böttcher, se faisant l'écho de ceux qui critiquent parfois les vins naturels.

Caractéristique du salon : les producteurs font déguster leur vin mais ne le vendent pas car ils laissent ce soin aux cavistes, dont le rôle n'est pas à sous-estimer. Seuls ceux qui ne sont pas encore distribués en Belgique vendent, mais s'ils sont là c'est aussi pour trouver un circuit de distribution chez nous. L'an dernier, sur 70 vignerons sans représentant en Belgique, 40 ont pu ainsi en trouver un.

Vini, Birre, Ribelli sera aussi l'occasion de découvrir les nouveaux brasseurs artisanaux belges, comme En Stoemelings, Ça brasse pour moi, L'Ermitage, No Science, et étrangers.

Parmi les invités de cette édition, Eric Boschman, un sommelier belge plutôt critique envers les vins naturels, et Lorenzo Dabove, aussi connu sous le nom d'artiste de Kuaska, expert italien en bière, et spécialement en bières belges.

Le lambic, chaînon manquant entre la bière et le vin

Ce n'est pas un hasard : c'est au cours de cette édition que sera annoncée une nouvelle "Sentinelle" Slow Food, le lambic traditionnel à fermentation spontanée, une spécialité belge dont Lorenzo Dabove est justement expert, et qui est à la base de la gueuze et de la kriek à l'ancienne.

Le lambic traditionnel, plat et sûr, est un peu le chaînon manquant entre le monde du vin et de la bière. La vague des bières à fermentation spontanée, mélangée à du raisin ou du moût de raisin, est devenue une véritable mode. Des exemples seront présents au Salon.

Avec ses "Sentinelles", la Fondation Slow Food veut protéger et promouvoir les productions alimentaires de qualité, liées au territoire et qui courent un risque réel ou potentiel d'extinction. Ce sera la quatrième "Sentinelle" belge après l'abeille noire wallonne, le Herve au lait cru et le sirop artisanal de Herve et de Hesbaye, et la première dans le domaine de la bière.

Il n'a pas été aisé d'aboutir à la définition de cette nouvelle "Sentinelle", à la fois bruxelloise et flamande (et aussi un peu wallonne, vu que la gueuzerie Tilquin de Bierghes fait maturer des moûts achetés à des producteurs de Bruxelles et de Flandre dans le Brabant wallon...), tous les producteurs n'étant pas toujours sur la même longueur d'onde. Leur produit est unique, individualiste, mais leur caractère aussi... Trois producteurs sont déjà impliqués dans cette "Sentinelle" : Cantillon, Tilquin et Drie Fonteinen, un Bruxellois, un Wallon et un Flamand! Les autres (tous flamands) sont invités, même si les producteurs industriels comme Mort Subite et Bellevue n'ont pas été contactés "dans un premier temps" par Slow Food. Mais nul doute que les amateurs de vrai lambic seront heureux d'assister à la proclamation de cette "Sentinelle", normalement prévue le 26 novembre à 16H45.

En outre une dégustation animée par Lorenzo Dabove se penchera sur la brasserie Cantillon et son mariage intime avec le monde du vin, avec présentation de 6 Cantillon uniques.

Un vinaigre spécial pour Viva for Life

A partir de cette troisième édition, 1 euro par ticket d'entrée sera offert à Viva for Life, une action de la RTBF en faveur de l’enfance en difficulté. Les bénéfices d’une enchère de plus ou moins 200 bouteilles en 4 lots menée par Eric Boschman et Carlo de Pascale (de l'émission "Bientôt à Table" de La Prem1ère") compléteront la somme offerte à Viva for Life.

On attend 4500 visiteurs, un nombre plus élevé que la précédente édition, tenue en 2015 en plein lockdown. Cette édition est un événement du mouvement "Slow Food" et de plus s'inscrit dans le cadre de la réflexion "zero waste", c'est à dire zéro déchet, donc peu de communication papier pour ce salon, on évite le sur-emballage, on trie les déchets et on récupère les fonds de bouteilles...

On les récupère plutôt deux fois qu'une d'ailleurs, la première lors de repas festifs du samedi et du dimanche soir, la seconde en recyclant les fonds restants après les diners ou des bouteilles qui ont un souci à l’ouverture, dans un grand vinaigrier qui sera mis à disposition. Après le festival, le vinaigre ainsi produit sera conditionné puis mis en vente lors de l’édition 2017 au profit de Viva for Life.

Pratique

Les tickets sont disponibles sur le site www.vinibirreribelli.net. Ce salon différent réunit 160 vignerons et 29 brasseurs, venus présenter les produits, des vins "nature", ou au moins issus de l'agriculture biologique, et des bières artisanales. Avec les stands de restauration (Slow Food bien sûr: fromages, salaisons, pistolets, huitres...) et autres, cela fera 214 exposants, soit 43% de plus que l'an dernier, mais dans un espace plus vaste du garage Citroën (Place de l'Yser, métro Yser), et avec un plan réorganisé, de façon à séparer vins et bières.

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