Vini birre ribelli: 3 questions à Patrick Böttcher sur un salon plein de découvertes

Vini, birre, ribelli: 3 questions à Patrick Böttcher
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Vini, birre, ribelli: 3 questions à Patrick Böttcher - © Bernard Demoulin

Plus d'espace, plus de professionnalisme pour accueillir le public : c'est l'engagement pris pour cette quatrième édition du salon des vins et bières rebelles qui se tient ces 25 et 25 novembre à Bruxelles.

Nous avons posé trois questions à Patrick Böttcher, l'un des organisateurs : il attend en effet beaucoup plus de monde que l'année passée (avec 4000 entrées en 2016).

La nouveauté de cette année?

"On est à Tour et Taxis avec un espace qui est deux fois plus grand que l'année passée au garage Citroën. On a aussi plus de brasseurs italiens, ce qui correspond au salon, dont le nom original était en italien. On renforce la qualité de notre village Slow Food".

Dans quel esprit visiter ce salon?

"Dans l'esprit de découverte et d'humanité, dans le sens suivant : 'No Industry, Just Humans', pas d'industrie, juste des humains. On essaye de proposer un salon où les gens ont la garantie que c'est bien au producteur qu'ils vont pouvoir s'adresser et goûter leur produits. Les acheter aussi, c'est un salon de vente au public. Mais j'espère avoir atteint un niveau d'humanité différent du reste. Ce contact humain est pour moi la chose la plus importante. On est loin de l'industrie, de la standardisation. Donc on a des goûts extrêmement variés et différents".

"C'est une occasion unique à la fois pour le vin et pour la bière de se cadrer dans son goût. On peut ignorer qu'on aime l'acide, l'amer, les bulles... Il y a moyen pendant ces deux jours de se 'faire' un palais et de faire la trouvaille qui correspond à son goût"

Qu'est-ce qui est rebelle dans ce salon?

"Rebelle est un nom assez fort. Mais je pense qu'aujourd'hui 85 à 90% des produits sur le marché sont industriels. On est un peu en réaction. On voit que c'est une marée qui monte, un tsunami qui se déclare doucement, ce retour vers le côté humain, vers le côté artisanal. Par rapport à la situation acquise de l'industrie sur le marché du vin, de la bière et même de l'alimentation en général, ce type de salon est une réaction : convier les gens à retrouver un monde artisanal".

"J'insiste toujours : une brasserie artisanale engage 11 fois plus de personnes à l'hectolitre produit par an qu'une brasserie industrielle. C'est important, quand on voit le nombre de microbrasseries qui se multiplie en Belgique, en France, en Italie, c'est cette capacité d'emplois que cela génère".

Outre les bénévoles sans qui ce genre d’événement ne pourrait avoir lieu, le salon a le soutien de la Ville de Bruxelles et de visit.brussels, mais aussi La Première RTBF et Vivacité. Un euro sera d'ailleurs reversé à l'opération Viva For Life pour chaque entrée payante (un jour : 13 euros, 2 jours : 18 euros en prévente, 2 euros de plus sur place)

Le salon vise aussi "zero waste", c'est à dire zéro déchet, donc peu de communication papier, pas de sur-emballage, tri des déchets et enfin récupération des fonds de bouteilles, pour le repas festif du dimanche soir, et après cela en recyclant les fonds restants et les bouteilles qui ont un souci à l’ouverture, dans un grand vinaigrier. 

Vini Birre Ribelli se déroulera du 25 au 26 novembre 2017, au Shed n°4 de Tour & Taxis à Bruxelles. Pour l'instant 172 participants, vignerons, brasseurs, producteurs de saké, distillateurs, restaurateurs, food trucks et libraires sont inscrits.

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