Vincent Van Quickenborne : "Les auteurs de cyberharcèlement pourraient être privés de réseaux sociaux"

Suite à la diffusion du documentaires #Salepute, le débat de QR était consacré ce mercredi au cyberharcèlement.

Le premier pic de harcèlement surviendrait désormais dès l’âge de 10 ans. C’est en tout cas ce qu’affirmait ce mercredi sur le plateau de QR le débat, Bruno Humbeeck, psychopédagogue à l’UMons. "Ensuite, cela devient quasiment systématique. Il n’y a plus de harcèlement sans cyberharcèlement à 13 ans", affirme-t-il avant d’ajouter que "les spectateurs jouent un rôle en regardant. Ils mettent le dominé en situation d’incapacité de réagir."

En Belgique, la justice dispose de trop peu de moyens pour condamner les responsables. "Il y a un problème d’impunité", souligne le ministre fédéral de la Justice, Vincent Van Quickenborne. "Aujourd’hui, l’article 150 de notre constitution dit que les délits de presse sont toujours jugés aux assises. Seuls le racisme et la xénophobie peuvent donc être traités devant le tribunal correctionnel. Le but de notre gouvernement est que les autres formes de discrimination telles que le sexisme et l’homophobie soient retirées de la Cour d’assises et renvoyées devant les tribunaux. Et à ce moment-là, on pourrait s’imaginer qu’une forme de sanction pourrait être de couper l’accès des gens aux réseaux sociaux."


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Mais pour cela, il faudrait que les 2/3 de la majorité donnent leur accord. "Puisque ce gouvernement Vivaldi ne les a pas, il faudra trouver du soutien au sein d’autres partis du gouvernement. Il y aura aussi un changement de lois pour qu’il puisse y avoir de vraies poursuites sur le terrain et que la justice soit prête à traiter les choses sérieusement. Il faudra voir à ce moment-là les sanctions qui pourraient être imaginées, mais je ne pense pas que la peine de prison soit toujours la solution pour que les gens changent de comportement."

Présidente de l’Association syndicale des magistrats, Marie Messiaen, en revanche, il conviendrait mieux de s’inspirer de la loi appliquée dans l’Hexagone. "Cette loi porte ses fruits et permet de punir chaque personne faisant partie d’un effet de meute", évoque-t-elle. "La loi française prévoit également des formations qui peuvent être imposées à l’auteur à ses frais sur l’égalité des genres, le respect, le comportement civique en ville."

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